03.03.2007
Alter Ego (7)
Alors il me montre depuis l’ouverture métallique la vue panoramique du musée :
- C’est de là qu’ils ont dû prendre les photos, non?
Plongée visuelle vers le bas, un saut, l'élément déclencheur... J'ai senti son corps, tout près, si près. Au même instant, son souffle caressait mon cou. Son parfum, ses yeux, sa présence m'ont fait chavirer en une fraction de seconde. Pourquoi résister à ce doux abandon? Je ne le savais plus maintenant que j'étais dans ses bras.
Lequel des deux a pris ce baiser à l’autre? Je ne saurais le dire, l’élan de notre désir allait se rencontrer au croisement de nos corps. Blottie contre lui, je me suis suspendue à son cou. Enfin, je goûtais à loisir la chaleur de son corps, la douceur de ses lèvres, l'hardiesse de ses mains. Agréablement surprise par sa fougue, je n’ai pu retenir des gémissements tandis que ses mains me parcouraient et que son corps épousait le mien, plaqué contre la rambarde. Malgré notre vertigineuse étreinte, il m’interroge :
- Alors Ysé, pas trop déçue?
Cette question achève de me faire fondre. En guise de réponse, je pose ma tête au creux de son épaule et agrémente ce mouvement câlin de caresses dans le dos.
07:00 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Orsay, Tranches de vie, Erotisme









Commentaires
Ce moment, si bien décrit ici, du frôlement, quand rien n'est encore sûr.. c'est le meilleur.
Ecrit par : Madeleine | 03.03.2007
Madeleine, quel plaisir de vous voir ici, vous que j'admire dans le silence de mes lectures.
Oui le moment où rien n'est encore sûr est de ceux qui me font le plus frissonner.
Ecrit par : Ysé | 03.03.2007
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