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28.08.2007
Hum... Heur!
La journée a commencé en musique avec Greenday.... Du rock qui bouge aussi fort que mon café, ça promet!
Ajoutez un soleil parisien, pas si fréquent ces derniers temps. Ni une, ni deux, sortons la robe, les sandales qui se morfondaient dans leur emballage et les indispensables lunettes haute protection...
Un peu de chaleur humaine, un peu de chaleur humide au creux des cuisses...
Une tajine de poulet aux citrons confits, c'est le réconfort qui a devancé l'effort...
Quelques lignes d'écriture from Paris to... la province
Un monaco pas trop sucré dans un pub aux fauteuils cramoisis entourée de visages amis.
Un prétendant de moins, un ami de plus?
Après une journée comme ça, il est doux d'aller enfin se coucher!
00:30 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pensées du soir, espoir?, fabulleuse
23.08.2007
200(7), année érotique 6/7
Sixième aveu : LA GOURMANDISE
Est-ce être gourmande que d'aimer la bonne chair(e), celle qui papite sous la langue? Est-ce être gourmande que de savourer le parfum de chaque arôme, le piment de chaque épice et le velouté d'une sauce?
Avec Maxime la nourriture participait de nos jeux érotiques. Si bien qu'aujourd'hui encore, quand je déguste quelque chose ou quand je découvre une cuisine dont l'art m'était jusqu'alors inconnu, je ne peux m'empêcher de penser à lui.
La dernière fois que cela m'est arrivé, c'était pour une glace à l'italienne. Une de ces glaces dont le cornet ressemble à une gauffrette croquante et duquel s'échappe une crème onctueuse qui tourbillonne et se termine par une petite pointe de glace blanche et sucrée. On a qu'une envie c'est de la titiller du bout de la langue, de la savourer et la laisser fondre pour s'imprégner de son parfum. Alors la langue devient plus hardie, elle dessine des arabesques, elle hésite, s'enivre, perd les pédales, s'emballe... Vanille ou chocolat, chocolat ou vanillle? Les deux, c'est encore mieux... Seulement, de la boule au cornet, le plaisir que l'on y prend n'est pas éternel. Bien sûr, reste en bouche le goût sucré, celui-là même qui a affollé nos papilles. Mais les grands plaisirs sont ceux qui s'impriment dans notre mémoire de chair et de sang, ceux qui s'éveillent, qui nous remuent les sens rien qu'en y songeant.
Laissez-moi donc vous contez une des aventures que j'ai connu en compagnie de Maxime. J'aurais pu l'intituler "la lutte des gourmands" ou "le goût de l'autre"... A vous d'en juger...
Maxime est un homme aux charmes certains, bien qu'il s'en soit toujours défendu. Mais il reconnaissait volontiers -le contraire eut été hypocrite- qu'il prodiguait de savantes caresses.
En sa présence, j'avais toujours grand appétit. Et lui-même réclamait la becquée. Quand nous étions au restaurant nous partagions plats et bons vins. Il me tendait sa fourchette, je buvais dans son verre. Dans une chambre, il têtait mes seins et nous changions de corps. Je prenais sa verge en bouche, je la faisais mienne ; peu importait le calice qui accueillait sa coupe prête à déborder, son être, son sperme.
Mais je brûle les étapes... Je vous parle d'échanges intimes en oubliant de commencer par le commencement : les préliminaires. Ils étaient comme le papier doré qui enveloppe un chocolat, ils laissaient présager que la suite serait agréable pour lui comme pour moi... Un moment particulier que l'effeuillage, enlever un à un les boutons, jouer avec les fermetures, et cette envie impérieuse de faire céder les coutures. Une fois que nous étions débarrassés de nos oripeaux, la dégustation pouvait commencer...
Cuisses écartées, il n'était pas rare que je me retrouve ainsi, offerte à sa caresse. Il venait alors s'agenouillait devant mon sexe, pour m'écarteler comme un compas, de ses doigts ou de sa langue ou des deux à la fois. Maxime aimait d'ailleurs tant me lécher qu'il fallait presque que j'insiste afin de lui rendre la pareille... J'exagère un peu, mais je pense qu'il prenait un malin plaisir à s'abreuver de ma mouille. Plus sa langue s'appliquait à en extraire le jus, plus je réclamais ses bons offices, et plus j'étanchais sa soif, sa faim de mes lèvres humides.

Seulement avec les gourmands, c'est bien connu, une douceur en appelle une autre.
-J'ai envie de ta queue, là tout de suite. Je veux te sucer!
-Viens sur moi!
Une de ses phrases favorites...
Désireux l'un comme l'autre de goûter à même la peau, de se lutiner, d'apaiser nos corps impatients, il nous fut tout naturel de faire de l'indémodable soixante-neuf une position de prédilection. Etre comblé, assouvir ses envies, attiser le désir, aiguiser l'appétit, tout cela à la fois.
Au fond la gourmandise, cela peut être un peu tout et n'importe quoi, mais c'est toujours un péché si mignon!
Illustration extraite du livre "Sex for one : The Joy of Selffloving" par Betty Dodson
10:30 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Erotisme, Aveux, Péchés
12.08.2007
Un bon cou?
18:30 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Blabla de filles, Casse-pied, casse-coup, drague
02.08.2007
200(7), année érotique 5/7
Cinquième aveu : L'ORGUEIL
D'habitude, les bonimenteurs m'ennuient. Je fuis tout à la fois les dragueurs à deux balles et les séducteurs sûrs de leur charme. Alexandre était loin d'être aussi caricatural. Mais il fait partie de ces hommes au charme facile et qui savent en jouer. Je n'étais pas dupe, mais j'avais envie de me laisser tenter. Ce n'est pas par son esprit que j'ai été attirée -non que le garçon fût sot- mais il était clair que nous n'avions pas les mêmes valeurs... Cet homme représentait un défi. S'afficher avec lui faisait pâlir d'envie les jolies femmes et je dois reconnaître que j'étais flattée. La beauté d'Alexandre rejaillissait forcément sur celle qui le tenait par la main. Je me souviens qu'il avait d'ailleurs une façon assez particulière de me toucher lorsque nous nous promenions en ville. Il mettait sa main sur ma nuque et il la laissait descendre jusqu'à mes fesses où elle se fixait définitivement. Ce petit geste d'attachement me plaisait bien ; certes, il était révélateur... Nos relations n'allaient guère au-delà de ça et il était hors de question de prendre cela pour un geste possessif et jaloux.
Je me moquais éperdument que les gens se demandent -enfin mes congénères surtout- : mais qu'est-ce qu'il lui trouve? Pour les jalouses, j'étais une poule. Pour mes amis, Alexandre ne pouvait être qu'une passade. Et j'avoue que je m'en serais séparée bien avant et sans regret aucun, si nos ébats n'étaient pas aussi électriques. C'est assez fou à raconter, mais il suffisait d'un baiser, d'une caresse pour que l'on se saute littéralement dessus. Ça n'a pas duré entre nous, mais parmi les nuits que nous avons passé ensemble, il en est une qui reste mémorable...
On fêtait l'anniversaire de son meilleur ami, Stéphane.
Tard dans la soirée, ou plutôt dans la nuit, après avoir bien dansé et un peu bu aussi, Alexandre et moi avions envie de nous aérer. Le fond de l'air était un peu frais et pourtant nous étions bouillants, bouillonnants même. Est-ce à l'issue d'une étreinte, d'un câlin un peu appuyé, d'un slow audacieux que je me suis retrouvée plaquée contre la table du jardin? Je ne m'en rappelle plus. Mais en frottant mes fesses sur la bosse de son pantalon je savais bien qu'Alexandre allait resserrer sa prise, ce qui n'était pas pour me déplaire. Nous avons fait l'amour sans préliminaires, excités que nous étions et pressés aussi. Quelqu'un aurait pu nous surprendre...
-"Tu n'as rien entendu?"
Alexandre n'eut pas le temps de me répondre. Sophie, la petite amie de Stéphane nous surprit ainsi, rivés l'un à l'autre. Les mains d'Alexandre s'accrochaient à mes seins comme un alpiniste en pleine ascension qui s'aggripe aux rochers pour ne pas tomber. Ivres de plaisirs, nous étions, il est vrai, en équilibre instable. Moi j'allais au devant de ses coups de butoir et c'est dans cette posture que mes yeux captèrent l'image de Sophie, rouge de confusion, peut-être envieuse aussi. Mais rien ne pouvait plus nous arrêter.

J'ai repris mes esprits en m'asseyant sur la table face à mon partenaire, qui, tout en cherchant mes lèvres, se faisait un malin plaisir à jouer avec celles du bas.
C'est avec le sourire des bienheureux que nous avons rejoint nos amis. Sophie ne cessait de nous dévisager. Espérait-elle que l'on se trouble? Puis, quand Stéphane ouvrit ses cadeaux, elle profita de la cohue ambiante pour venir me parler. Mais elle n'osait pas.
-"Dis moi Sophie, ça t'a choquée de nous voir Alexandre et moi?"
-"Choquée? Noooon... En fait, j'aimerais bien que Stéphane me prenne comme ça un jour. Il me respecte trop tu comprends?... Tu as de la chance Ysé!"
Je me suis contentée de sourire, flattée dans mon orgueil de femme et d'amante. Mais il n'y avait que Sophie pour ne pas se rendre compte qu'un couple comme Alexandre et moi ne s'accordait que dans un lit. D'ailleurs quelques jours plus tard, le meilleur était derrière nous et nous avons repris notre vie là où nous l'avions laissé avant de nous rencontrer. Si le destin ne s'était pas appelé "vacances", nous ne nous serions jamais croisés...
Illustration : Karl H. Warkentin
10:25 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Erotisme, Aveux, Sept péchés









