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30.03.2008

Prête-moi ta rime...

Le dimanche, certains se reposent... Moi, je détourne des vers de grands poètes. Qu'ils m'en excusent, eux, en font un art ; moi, je m'en amuse...
 
 
 
 
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Mon amant, souvent me prend comme une mer !
Dans ma petite chambre
Sous un plafond d'étoiles ou dans un vaste éther,
Je mets les voiles...
 
La poitrine en avant, et les reins cambrés,
Comme une poupe,
Je l'invite à s'engouffrer doucement
Vers ma tendre croupe
 
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un amant qui aime,
Ses caresses, son orgasme et ses convulsions,
Sur les flots du désir
Me bercent.
 
D'autres fois, sages câlins, félicité
Des sens apaisés !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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11.03.2008

Et pour quelques connards de plus...

Je le sais, tu le sais, nous le savons toi et moi, ils n'en valent pas la peine.

Ils se sentent forts, la victoire les gonfle d'orgueil. Elles ont fière allure toutes ces baudruches ; et pourtant, un simple couteau à couper le beurre, un tout petit couteau au bout bien rond, suffirait à les faire éclater...  Mais ce ne sera jamais la vérité qui va les étouffer. Il faut dire qu'elle n'est pas toujours belle à regarder la vérité, elle peut avoir tant de visages, de facettes insoupçonnées. Certaines sont laides et revêches comme de vieilles bigotes, d'autres encore sont incommodantes, les plus terribles enfin sont si insoutenables que l'on préfèrerait encore être changé en statue de sel plutôt que de leur accorder un coup d'oeil.

Toi, tu la regardes en face. Au premier abord, elle t'avait parue moins moche que ce qu'elle n'est vraiment. Tu n'aimes pas juger les gens hâtivement, tu ne te fies pas non plus aux apparences. Mais depuis,  le maquillage a coulé, les rides se sont creusées et puis ce sourire carnassier tout à la fois cruel, hideux et bête ne laisse plus aucun doute. La vérité est une vieille garce mais tu as soutenu son regard inquisiteur, tu l'as laissé te jauger, tu l'as laissé lire ta déception et  tu as passé ton chemin.  

Tu sais à quoi t'en tenir. La vérité a noyé, aussi facilement qu'une portée de chatons, les amis, les valeurs, la confiance. A la place, tricherie, revanche, profits sont devenus leur credo.

Ils te l'ont bien fait comprendre. Pour eux, tu n'es pas d'ici ! Et pour te dire ça avec autant de morgue et d'arrogance, ils doivent certainement être le sel de la terre. Mais pour tout te dire, j'ai franchement honte d'être d'ici, si être d'ici veut dire être comme eux.

Toi, tu es resté debout. Tu sais bien que l'injustice, la malveillance et l'intolérance n'ont ni couleur de peau, ni couleur politique. Et s'il doit y avoir un type bien pour douze salopards, alors je préfère que tu sois celui-là ; et pour cette raison, je sens que je t'en aime davantage.