02.07.2008
La nuit démasque (6)
Grâce au tutoiement qu’elle venait d’utiliser – mais pourquoi cette petite garce s’était-elle ainsi adressée à lui, et en Français de surcroît ? - il imagina qu’elle n’était autre que sa femme. Mais une femme générique, sans identité véritable, légère et interchangeable. Pas Aurore. L’ombre d’un instant, l’espace d’un jeu, sa femme était devenue cette libertine excitante en diable qui s’abandonnait à plusieurs hommes à la fois. Sans même s’en rendre compte, il avait exclu Aurore du champ de sa pensée, pour pouvoir jouer au candauliste avec cette inconnue qui adoptait si bien le rôle d’épouse lubrique, et fuir lâchement ses angoisses dans l’obscénité du sexe.

Illustration : Erotic Fragments-N°2, par PavelC
08:10 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : erotisme, fiction, venise, note à 4 mains, vagant
12.05.2008
La nuit démasque (5)
Illustration : Les romains de la décadence, Thomas Couture (musée d'Orsay)
08:10 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fiction, érotisme, venise, vagant, écriture à 4 mains
05.05.2008
La nuit démasque (4)

La porte s’ouvrit sur une cour pavée à peine éclairée par la pleine lune. Un domestique muni d’un flambeau lui emboîta le pas jusqu’à l’escalier à vis du bâtiment principal où Alexandre se débarrassa de sa pèlerine.
Au premier étage, une main de femme gantée de dentelle lui faisait signe de s’approcher. À l’instar d’Alexandre, la dame était masquée et parée de vêtements dont les brocarts et dentelles, s’ils n’étaient pas si caractéristiques du carnaval vénitien, sembleraient tout droit sortis du XVIIIème siècle. À l’étage noble, il se passait des choses étonnantes qui dépassaient l’imagination enflammée d’Alexandre. La lueur des bougies qui éclairait les corps d’une lumière presque irréelle n’était pas étrangère au pittoresque de la situation.
Illustration : Mysterious Venise par Antixia
08:18 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : érotisme, venise, vagant, note à 4 mains
28.04.2008
La nuit démasque (3)

Soudain, il sentit un petit pincement au coeur et s’arrêta net devant la terrasse du café Florient. Moulée dans une robe à pois blanc, une femme offrait au soleil et aux admirateurs son dos d’ivoire, souligné par l’échancrure prometteuse qui descendait en flèche jusqu’au bas de ses reins. Alexandre s’approcha de la silhouette familière qui se découpait sur un fauteuil en osier. Elle ne sursauta même pas quand Alexandre l’interpella tout bas : -Laura? La jeune femme tourna lentement la tête, écrasa son mégot dans le cendrier et retira avec grâce de larges lunettes qui cachaient son petit visage. Laura avait toujours su éveiller en chaque mâle un désir fauve. Et Alexandre sentait maintenant contre lui la poitrine de Laura, deux seins lourds qui résumaient à eux seuls la sensualité de cette femme, une sensualité brute et libre qui contrastait avec la rigidité de sa cascade de cheveux blonds domestiquée par un chignon.
Illustration : Back par Hres sur Deviantart
09:15 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fiction, érotisme, venise, vagant
20.04.2008
La nuit démasque (2)
Alexandre descendit à la Ca’ Rezzonico. Derrière la façade baroque de ce palais, le musée du XVIIIème siècle vénitien abritait une exposition exceptionnelle sur le thème du carnaval, pour laquelle Aurore avait montré un vif intérêt. Alexandre n’eut toutefois pas le plaisir de contempler les délicats meubles rococo, porcelaines, costumes et masques de carnaval dans leur décor d’origine. Tout cela défilait autour de lui comme dans un cauchemar tandis qu’il courait de salle en salle, perdant un peu plus espoir de retrouver Aurore à chaque pas.
_______________________________________
Photo : Ca'Rezzonico entrance, par Gromain
08:15 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fiction, erotisme, venise, vagant, note à 4 mains
14.04.2008
La nuit démasque (1)
Venise ! Mais qu'avait-elle de plus que les campagnes riantes de Toscane, qu'avait-elle de mieux que les secrets éternels de Rome ? Venise, le repère des amoureux ? Le repère des truands, oui ! Un lieu commun touristique jalonné de boutiques de souvenirs bon marché qui n’ont pas plus d’âme qu’un bout de plastique. Tous ces souvenirs de pacotille lui revenaient lentement en mémoire, de la ville dénaturée à la chambre théâtrale où il s’attendait à voir surgir Colombine et Arlequin. Quant à la dernière soirée, rien, le néant.
08:04 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fiction, voyage, érotisme, note à 4 mains, venise, vagant
03.01.2008
La voie lactée (1)
« Madame Muriel Dupré! Nous demandons madame Muriel Dupré à l'accueil du parc enchanté ! Madame Muriel Dupré ». Muriel tressauta en entendant son nom martelé par le haut-parleur, et elle bougonna à l’idée de devoir obéir à l’injonction nasillarde après avoir supporté le plus dur : une bonne queue pour pénétrer dans l'antre des extases célestes, et devoir abandonner sa place au dernier moment dans la file d’attente pour la voie lactée.
- Ecoute mon chéri, je vais voir ce qu'ils me veulent, reste là avec la petite ! Dit Muriel à son mari.
- Tu ne veux pas qu'on t’accompagne ? Répondit-il sans entrain.
- Ah Non ! Répliqua sa fille, c’est maman qui a été appelée au haut parleur. Moi, je reste avec papa !
- Je vais y aller, renchérit Muriel de mauvaise grâce, la petite tient tellement à sa voie lactée. Je vous attends à la sortie de ce manège. Tu sais, moi, ces trucs là…
Sur ces mots, Muriel fila vers l'entrée du parc, obéissant au haut-parleur qui la haranguait et furieuse à l'idée de ne pas pouvoir raconter son aventure spatiale à ses collègues.
- Madame Muriel Dupré ?
Muriel reconnu la voix hargneuse du haut-parleur, en complète dysharmonie avec le physique fluet de la jeune fille de l'accueil qui la toisait avec un petit sourire en coin.
- Oui, que se passe-t-il ? Répondit Muriel d'un ton agacé où pointait un zeste d’inquiétude.
- Dépêchez-vous! Vous êtes attendue au show spécial sur le bateau des pirates !
- Show spécial ? Quel show spécial ?
- Mais enfin ! Le show spécial auquel vous vous êtes inscrite ! Vous avez été sélectionnée parmi plus de deux cents candidates ! Vous n'avez pas reçu l'invitation par courrier ?
- Non.
- Ecoutez, vous n'avez que cinq minutes pour vous rendre au bateau des pirates, dépêchez-vous! La costumière vous attend !
« Show spécial ? Bon, c'est sûrement mieux que la voix lactée que tout le monde a déjà vu. Au moins, j'aurai quelque chose à raconter à Christelle qui se targue d'avoir tout vu… » Songeait Muriel en arrivant à l'entrée du bateau des pirates, où une petite femme rondelette l'attendait, costume en main.
- Madame Muriel Dupré ?
- Oui, c'est moi.
- Le show commence dans dix minutes, on a à peine le temps d'essayer votre costume !
- Costume ? Quel costume ?
- Mais un costume de princesse, celui de la belle au bois dormant ! S’écria la costumière en brandissant de la dentelle rose sous le nez de Muriel.
- Vous voulez dire que je vais devoir mettre ça ? S'exclama Muriel en désignant le costume rose bonbon au dos outrageusement nu.
- Bien sûr ! C'est ce qui était prévu !
- Mais, il est… il est…
- Ecoutez, pas le temps de tergiverser, toutes les stars portent un costume, ce n'est pas une Muriel Dupré qui va minauder ! Déshabillez-vous en vitesse!
- Les stars ? Répéta Muriel incrédule, le regard perdu vers d'autres étoiles autrement plus excitantes que la voie lactée en carton pâte.
- Enlevez tout ! Dépêchez-vous, enfin ! Ça commence dans cinq minutes!
- Georges Clooney… murmura Muriel, les yeux dans le vague, entièrement nue face à la costumière qui la jaugeait, professionnelle jusqu’au bout des ongles
- 38, 90, 60, 95 B ! Mettez-moi ça!
- Jude Law… souffla Muriel en enfilant le string rouge et le soutien-gorge pigeonnant assorti.
- Enfilez le costume, vite!
- Bruce Willis ! S'exclama la rêveuse en tournant sur elle même sous le regard critique de la redoutable costumière.
- Ça ne va pas ! Dit l’ouvrière survoltée en plongeant les mains sous la robe rose et elle abaissa brutalement le string de Muriel. Il dépassait du dos nu, c'est beaucoup mieux maintenant, ajouta-t-elle avec un sourire satisfait, avant de retrouver son visage farouche.
- Mais… et mon string ?
- Pas besoin ! Enfilez ces bas, mettez ces escarpins, et en scène ! Conclut-elle en assenant une forte poussée dans le dos de Muriel, ce qui la projeta au travers d'un rideau de velours.
En un instant, Muriel se retrouva catapultée sur le pont d’un vieux voilier en pleine mer. Incroyable ! Tout y était : le bastingage vermoulu en plastique, le cri des mouettes enregistré, le tangage hydraulique… il ne manquait que les embruns ! Mais à peine eut-elle le temps de réaliser tout cela qu'un excité à lunettes, dont les cheveux frisés semblaient faire un remake de Waterloo, l'interpella familièrement.
- Hé ! La belle au bois dormant ! Tu te réveilles ! Ça fait au moins cinq minutes qu'on t'attend ! Ramène tes fesses en vitesses !
- Oh ! Mais je vous prie d'être poli, on n'a pas gardé les cochons ensembles ! Rétorqua Muriel indignée.
- Si son altesse veut bien s'étendre ici et fermer les yeux, son excellence le prince charmant ne va pas tarder à arriver, répondit l'homme avec un sourire narquois, en désignant un hamac tendu en travers du pont.
À la lumière de l'éblouissant projecteur braqué sur elle, Muriel comprit que le frisé malpoli était probablement le metteur en scène d'un film d'époque, sans doute une grosse production digne d’un péplum hollywoodien dont elle s’était retrouvée figurante par les heureux hasards d’une homonymie. Elle avait donc toutes les chances d'être réveillée par le tendre baiser d'une star du cinéma déguisée en prince charmant ! Le simple fait d'imaginer la tête que ferait Christelle le lundi suivant en apprenant que Bruce Willis lui avait donné un langoureux baiser balaya ses derniers scrupules, et elle obtempéra sans broncher aux vociférations du frisé qui commençait à sérieusement perdre patience. Muriel s’étendit tant bien que mal dans le hamac instable, sous un projecteur si agressif qu’elle ferma les yeux sans qu'on le lui demande. Un retentissant « Silence ! On tourne ! » confirma son intuition, et elle attendit la merveilleuse délivrance en passant subrepticement sa langue sur ses lèvres entrouvertes pour qu'elles brillent bien.
Enfin, Muriel entendit des pas qui s'approchaient, puis une voix masculine, au fort accent italien. « Oh, voici enfin ma princesse endormie. Hummm bellissima ! Je vais la réveiller de ce pas ! » Une rapide analyse de la situation lui laissa penser que Ricky Martin incarnait probablement le prince charmant, dont elle sentait déjà l'haleine mentholée, les douces lèvres qui se posaient sur les siennes, sa langue qui s'immisçait dans sa bouche, qui la cherchait, la débusquait… « Moi qui croyait que les baisers de cinéma, c’était pour de faux… il sait y faire le Ricky ! » se dit Muriel en s’abandonnant au voluptueux baiser, avant d'ouvrir les yeux à regret selon le conte pas si enfantin.
« Mais… mais… c'est Rocco Siffredi ! » fût-elle sur le point d’hurler. « Mais ferme les yeux bon sang! C'est tout ce que tu as à faire ! » Hurla aussitôt le frisé. « Ferme les yeux ma jolie ! » reprit Rocco un ton plus bas, avant de roucouler à l’oreille de Muriel : « Ne t'inquiète pas, yé sérai doux et tendré avec toi ! »
Muriel referma aussitôt les yeux, moins pour obtempérer aux gesticulations du frisé que pour essayer de faire le point sur la situation. En vain. Les idées se bousculaient dans sa tête : « Soit tu assistes à une reconversion soft du fameux Rocco, soit tu es en plein tournage pornographique, auquel cas un gros calibre risque de te télescoper rapidement… Dois-tu partir en hurlant ? Te prêter à cette mascarade d'époque ? Raconter demain à Christelle comment tu as taillé une pipe à Rocco Siffredi ? »
par Vagant
08:15 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Fiction, Erotisme, Vagant
05.10.2007
Décalage horaire

A vos marques, prêt, partez!
Ça y est, Robert s'est cramponné à mes seins comme à des prises d'escalade. Il n'y a pas à dire, lui des repères, il en a. Top chrono, le voilà parti. Sur la durée, c'est un marathonien mais sur la fin il ressemble plutôt à un sprinteur. Sauf que lui, il se fout d'arriver le premier, il arrive, tout simplement. Oui il y a toujours ce moment où il se cambre un peu plus, où il se raidit en émettant un cri de bête fauve avant lâcher son sperme au fond du préservatif.
Mais voyez-vous mes bonnes dames, les temps ont changé. Avant l'homme se contentait de tirer son coup et de prendre son pied. Maintenant en plus, ces messieurs veulent tirer l'orgueil de nous faire jouïr.
-Tu as joui ?
À chaque fois, je réponds oui. Pour qu'il me laisse tranquille et qu'il cesse de s'acharner dans mon vagin ou dans mon cul.
Mais depuis quelques temps, je prends mes précautions. Je simule ! La respiration haletante, c'est une chose que je maîtrise bien. Dans ma prime jeunesse, j'ai fait un peu de chant et je vous assure, ça aide. Mais ça ne suffit pas. Robert, il aime aussi mon regard de braise. Alors à la moindre occasion je l'en gratifie. Quand il me prend en levrette, de temps à autres je me retourne pour lui montrer que j'aime ou encore quand je lui prodigue une gâterie dont il est si friand, je lève le regard vers son visage rougeaud d'excitation. Et avec une candeur improbable, je lui fais sentir que sa queue est la huitième merveille du monde. Le plus beau, c'est qu'il y croit ! Quand j'avale, j'achève de le convaincre tout en l'achevant lui-même.
Mais mon Robert, rien ne rassure mieux sa virilité que mes cris de chatte en chaleur. D'abord, j'émets de petits cris, ceux qui supplient, ceux qui réclament, ceux qui en veulent. Robert se prend alors pour un vrai Rocco Sifredi. Il pointe alors son dard dare-dare. Puis, je couine un peu pendant l'acte. Je miaule, je hummmme, je grogne de plaisir.
Arrive le moment où j'en ai marre... Je pousse alors le cri d'alarme :
-Robert, je vais venir ! Oh viens, viens aussi mon lapin !
Et là, histoire de rendre hommage à tous les léporidés de la planète, Robert s'active et me pistonne à grands coups. L'instant fatidique approchant, je me racle la gorge pour arriver à égaler n'importe quelle soprano coloratur. Et je hurle ma jouissance en même temps que mon mâle à bout de souffle, sans plus me soucier que cela des voisins qui tapent contre le mur pour manifester leur mécontentement. Robert a alors juste assez de force pour me souhaiter une bonne nuit. Quant à moi, je vais pouvoir me caresser à mon aise et enfin.... jouïr !
Elle est pas belle la vie ?
(Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite)
Illustration: Joris Van Daele
08:30 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Humour, Erotisme, Orgasme
27.09.2007
Point G

Il l'avait trouvé, il y était. Tout en poussant un soupir de soulagement, à moins que ce ne soit de contentement, il pensa que ce n'était pas trop tôt.
Fou de joie, il savourait l'instant. Il s'était donné tant de peine.
Il avait tant cherché. Il avait erré, fait des allers et retours. En vain! Il avait simplement réussi à se perdre dans ce dédale interminable. Il avait même glissé, frôlé ce qu'il convoitait, avant de tomber sur une impasse. Alors, il avait demandé son chemin, on l'avait guidé. Mais, que voulez-vous, il n'avait jamais eu le sens de l'orientation. Il se repérait à l'instinct. Et ce n'était qu'à la dernière extrêmité qu'il chaussait ses lunettes de myope, rabattant ainsi son orgueil et sa coquetterie. Il remplaçait alors une vanité par une autre. Maintenant, plus rien ne devait, plus rien ne pouvait lui échapper. Il était sûr de sa réussite et de sa bonne fortune.
Il trépignait, ses doigts le démangeaient. C'était le moment d'agir, il ne pouvait plus attendre. Cette fois-ci, ses sens ne le trompaient. Il pressentait qu'il touchait au but. L'agitation ambiante répondait à la sienne. Les courants d'air le poussaient, lui donnant ce souffle qu'il avait perdu. Son coeur s'emballait. La frénésie qui l'emportait le faisait vibrer. Oui, ça vibrait en lui. Et quand il plongea la main dans sa poche, il sentit que ça ne vibrait pas qu'en lui. Un sms! Il le lut à la hâte avant de poursuivre sa course.
Entre deux regards éperdus, il l'aperçut enfin.
Elle se tenait là, droite sans être fière, malgré les courants d'air qui libéraient de son chignon quelques mèches dissipées.
Il savait depuis combien de temps elle attendait. Et il s'élança pour l'enlacer, dans cette gare morne et froide où ses pas s'étaient perdus sur le quai numéro 8, repère G.
11:15 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Fiction, Point G, Ambiguité, Gare au gorille
13.09.2007
Où tu veux, quand tu veux
-J'ai une surprise pour toi!
Son sourire dévastateur en disait long. Il s'ouvrait sur ses dents qui, sur le moment me parurent aussi affutées que celles du loup de Tex Avery.
Comme souvent, nous nous étions déshabillés à la hâte, en urgence, alors que rien ne nous pressait si ce n'est l'emballement de notre désir.
Je m'apprêtais à administrer une magistrale fellation à Maxime quand celui-ci m'arrêta, me frustrant un peu, par la même occasion.
-Pas si vite ma belle.
Je répondis par une moue boudeuse.
-Allonge-toi sur le ventre... Oui comme ça, écarte un peu plus les jambes. Mets tes bras au-dessus de ta tête!
Patiemment, Maxime travaillait ma pose. Il jouait avec mon corps et avec mes nerfs. Il relevait légèrement mon bras, tournait ma tête, écartait mes jambes comme il l'aurait fait d'un compas. Il me faisait penser à une couturière prenant les mesures, rajustant les étoffes avant d'assembler les bouts de tissus. Sauf que j'étais nue et qu'en fait Maxime me regardait sous toutes les coutures et prenait un malin plaisir à disposer de moi comme d'une poupée de chiffon. D'ailleurs, je me sentais toute molle entre ses mains.
Ma respiration s'accélérait. Où voulait-il en venir?
Je fermais les yeux comme pour essayer de deviner ce qu'il avait en tête. Une surprise, m'a-t-il dit...
Le connaissant, je parierai qu'il a fait des folies dans un sex-shop. Quel instrument de torture avait-il donc choisi pour me faire parler, gémir ou plutôt hurler? Une douce chaleur m'envahit déjà. Je n'aurais qu'à me laisser aller. Mais, j'essayais tout de même de deviner quelle était cette surprise. Maxime de son côté me laissait gamberger.
-Dis moi au moins si je suis sur la bonne voie! Est-ce un oeuf vibrant? Un gode rabbit?
-Ah ah! Tu verras bien... ou plutôt non.
Il termina sa phrase tout en me bandant les yeux.
Je ne pouvais que compter désormais sur mon ouïe. J'entendis que Maxime froissait un papier. Puis, il vint me chevaucher, je sentis alors la pression de ses genoux contre mes hanches.
08:00 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Erotisme, Ceci est une fiction mais ce ne sont pas des histoires!, J'en veux!, Lush









