30.03.2008

Prête-moi ta rime...

Le dimanche, certains se reposent... Moi, je détourne des vers de grands poètes. Qu'ils m'en excusent, eux, en font un art ; moi, je m'en amuse...
 
 
 
 
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Mon amant, souvent me prend comme une mer !
Dans ma petite chambre
Sous un plafond d'étoiles ou dans un vaste éther,
Je mets les voiles...
 
La poitrine en avant, et les reins cambrés,
Comme une poupe,
Je l'invite à s'engouffrer doucement
Vers ma tendre croupe
 
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un amant qui aime,
Ses caresses, son orgasme et ses convulsions,
Sur les flots du désir
Me bercent.
 
D'autres fois, sages câlins, félicité
Des sens apaisés !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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19.04.2007

Blason de la belle verge

Il faudra que j'écrive une note à propos de "Confession d'une jeune fille" de Mathieu-François Pidansat de Mairobert, en particulier la description d'une sodomie aussi excitante qu'amusante. A propos de blason, je pensais que le contre-blason consistait à célébrer une partie du corps masculin... tu te lances ? ;)

Ecrit par : vagant | 26.02.2007

Suite à une note sur les blasons du beau et du laid tétin (remember), je devais relever le défi de faire ce type d'exercice de style sur le thème de l'organe le plus représentatif du mâle en rut, heu, je veux dire de la gent masculine. Comme promis, puisque je ne dis pas toujours ce que je fais, mais que je fais toujours ce que je dis, le blason de la belle verge, le voici sous vos yeux ébahis (mouais la direction est sceptique)... Malgré le retard, ce texte est là pour vous rappelez que la verge est un fruit qui se savoure à toute saison. A moins que vous ne préfériez lire son contre-blason : La laide verge, tournée en dérision par Sapheere

(Et toi Vagant, tu te lances? ;-) ) 

 

 

De la belle verge

 

Partie charnue logée bien bas,

Telle une colline en contrebas,

L'on caresse du bout des doigts,

La belle verge des sous-bois.

Verge large ou verge fine,

Jamais la taille de la pine

Ne fit hampe à une autre plus belle.

Parfois pourtant elle se rebelle,

Mais les dentelles l'apprivoisent,

La belle verge est si grivoise,

Qu'elle réclame sans frein

Ses luxurieuses faims.

Belle verge de mes amours

Qui sillonne et qui laboure,

Qui sans cesse va et vient

Au creux du lit, entre mes reins.

La verge sortie de sa cage,

A qui l'on montre le pas sage 

Est encore bien plus jolie

Quand on lui offre un abri. 

Moi je l'aime de bien des façons

La verge cachée par le caleçon,

Ce vit au repos sous un pantalon

Qu'on brûle de rendre dur et long,

Qui sait parfois prendre de la hauteur,

Douce verge de mes langueurs, 

Qui m'inspire plus d'une tendresse

Quand elle réagit aux caresses.

Phallus mignon à la peau douce

Jamais désir de toi ne s'émousse.

Verge qui me plaît à tous moments 

Délice de mon palais gourmand,

De ton gland j'enrobe la cerise,

Distillant ta liqueur exquise,

Tendre friandise! 

 

 

 
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06.03.2007

Baisons-nous!

                Sonnet, Charles Cros


Vent d’été, tu fais les femmes plus belles
En corsage clair, que les seins rebelles
Gonflent. Vent d’été, vent des fleurs, doux rêve
Caresse un tissu qu’un beau sein soulève.
 
Dans les bois, les champs, corolles, ombelles
Entourent la femme ; en haut, les querelles
Des oiseaux, dont la romance est trop brève,
Tombent dans l’air chaud. Un moment de trêve.
 
Et l’épine rose a des odeurs vagues,
La rose de mai tombe de sa tige,
Tout frémit dans l’air, chant d’un doux vertige.
 
Quittez votre robe et mettez des bagues ;
Et montrez vos seins, éternel prodige.
Baisons-nous, avant que mon sang se fige.
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26.02.2007

Blasons : adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré.

Un peu de vocabulaire :
Blason :  court poème qui célèbre une partie du corps féminin.  Vous aurez donc compris que le contre-blason consiste à faire le contraire.
Au XVème siècle les Grands rhétoriqueurs étaient friands de ces jeux poétiques dans lesquels ils faisaient montre d'une grande virtuosité technique. Clément Marot, un des plus illustres représentants de ce "courant", s'amusait des potentialités du langage avec beaucoup d'adresse, et ce, bien avant les oulipiens... 
De la pure fatrasie(=fantaisie verbale)! Il n'y a donc pas lieu d'être offensée si l'on croit se reconnaître dans le tétin laid -quoique je n'y crois guère mais arrêtez-moi si je me trompe!- ni d'entamer une polémique opposant les petits seins aux gros. Il vaut mieux en rire et se dire que tous les seins trouvent bouche et mains qui leur sied. 

 

DU BEAU TETIN, Clément Marot

Tétin refait, plus blanc qu’un œuf,
Tétin de satin blanc tout neuf,
Tétin qui fais honte à la rose,
Tétin plus beau que nulle chose ;
Tétin dur, non pas Tétin, voire,
Mais petite boule d’ivoire,
Au milieu duquel est assise
Une fraise, ou une cerise,
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gage qu’il est ainsi.
Tétin donc au petit bout rouge,
Tétin qui jamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller.
Tétin gauche, Tétin mignon,
Toujours loin de son compagnon,
Tétin qui portes témoignage
Du demeurant du personnage.
Quand on te voit, il vient à maints
Une envie dedans les mains
De te tâter, de te tenir ;
Mais il se faut bien contenir
D’en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendrait une autre envie.
 
Ô Tétin ni grand ni petit,
Tétin mûr, Tétin, d’appétit,
Tétin qui nuit et jour criez :
« Mariez moi, tôt mariez ! »
Tétin qui t’enfles, et repousses
Ton gorgerin de deux bons pouces,
À bon droit heureux on dira
Celui qui de lait t’emplira,
Faisant d’un Tétin de pucelle
Tétin de femme entière et belle.

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DU LAID TETIN, Clément Marot
 
Tetin, qui n'as rien, que la peau,
Tetin flac, tetin de drapeau,
Grand' Tetine, longue Tetasse,
Tetin, dois-je dire bezasse ?
Tetin au grand vilain bout noir,
Comme celuy d'un entonnoir,
Tetin, qui brimballe à tous coups
Sans estre esbranlé, ne secoux,
Bien se peult vanter, qui te taste
D'avoir mys la main à la paste.


Tetin grillé, Tetin pendant,
Tetin flestry, Tetin rendant
Vilaine bourbe au lieu de laict,
Le Diable te feit bien si laid :
Tetin pour trippe reputé,
Tetin, ce cuydé-je, emprunté,
Ou desrobé en quelcque sorte
De quelque vieille Chievre morte.


Tetin propre pour en Enfer
Nourrir l'enfant de Lucifer :
Tetin boyau long d'une gaule,
Tetasse à jeter sur l'epaule
Pour faire (tout bien compassé)
Ung chapperon du temps passé ;
Quand on te voyt, il vient à maints
Une envye dedans les mains
De te prendre avec des gants doubles
Pour en donner cinq ou six couples
De soufflets sur le nez de celle
Qui te cache sous son aisselle.
Va, grand vilain Tetin puant,
Tu fourniroys bien en suant
De civettes et de parfums
Pour faire cent mille deffunctz.
Tetin de laydeur despiteuse,
Tetin, dont Nature est honteuse,
Tetin des vilains le plus brave,
Tetin, dont le bout tousjours bave,
Tetin faict de poix et de glus :
Bren ma plume, n'en parlez plus,
Laissez-le là, veintre sainct George,
Vous me feriez rendre ma gorge. 
 

14.02.2007

Fulgurance

Rien ne lui échappait
Son oeil scrutait, épiait.
Des cheveux libres comme des chevaux sans bride
Un cou gracile, souple. On y déposerait bien un baiser
L'oeil pétille
La bouche, vermeille, brille!
La gorge qui palpite
Et pourtant elle n'abrite...

Que deux petits seins!


Ce corps si bon, si plein
Qui laisse rêveur au petit matin

Ses lignes douces,
Une invite, une secousse

Tout flambe, embrase
La lumière rase
Ses contours de liane

Ode sensuelle
Onde charnelle
Comme une fragance sucrée
Délicatement posée
Sur une peau de femme

Mieux qu'un désir, une envie,
Le mouvement même de la vie

Et tandis que jaillit la flamme
Qui anime cette âme
Il le sait
Il se tait
C'est si beau, si intense
Une femme qui danse...

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02.02.2007

La première fois

 
 
La première fois... medium_couple.2.jpg
Ce sont d'abord ses mains qui vont me déshabiller,
Des mots doux et tendres pour me rassurer.
Puis nos corps qui vont s'embraser,
Nos haleines se mêler, nos regards se croiser.
Corps qui se frôlent
Silencieuse découverte,
Merveille et bonheur du toucher,
J'en ai tellement envie.
Et lui aussi, il est si dur,
Je le sens contre moi,
Il m'aide à dessiner son corps,
Mes doigts, ma bouche partent à l'aventure.
Sa peau je la déguste,
M'enivrant de son parfum.
Des frissons, des murmures,
Des effleurements de moins en moins timides.
Tous deux nus!
Notre découverte se poursuit...
Nous avons des trésors,
Faits pour s'accorder...
Richesse de nos sens,
Secrets de mon corps enfin dévoilés...
Rondeur de ma hanche, douceur de ma poitrine,
Il m'apprend le solfège de l'amour charnel,
Il est si sensuel
Il boit à ma source,
Je m'abreuve à la sienne,
Nous sommes deux calices
Emplis d'un nectar divin.
Eveil, désir...
Halètements,
Gémissements,
Caresses brûlantes,
Etreintes sans fin...
Tout cela est exquis
C'est si nouveau, inouï...
Et soudain, la blessure,
Cette ineffable déchirure.
Aimer fait mal,
Mais le plaisir est si fort,
Que les coups de l'aimant
Arrachent sans effort
Des cris de jouissance,
Avec tendresse et puissance.
Le miel et le lait coulent d'abondance
Et vient l'ultime délivrance!
Qui fait trembler les âmes et palpiter les corps...

Au fond c'est un peu à chaque fois
La toute première fois....     

01.02.2007

Noir et blanc



Noir et Blanc : ça vous inspire quoi?


Deux couleurs qui n'en sont pas.


Le sucre blanc dans le café noir au p'tit déj'

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Le sourire de Louis Armstrong

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Les facéties de Malévitch

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La sensualité de Lucien Clergue

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Les airs de Rachmaninov

 

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Audrey Hepburn dans My Fair Lady

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Les jeux de société

 

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Les dessous chics

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Les missives écrites noir sur blanc

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Le mélange et les nuances

 

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La palette des possibilités

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Une part de vérité


Entre gris clair et gris foncé

 

Ne vous en faites pas,

Malgré tout, je n'ai pas d'idées noires

La preuve :

Tous en choeur, reprenons des couleurs...

31.01.2007

L'alphabet coquin

 

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C'est l'histoire de mademoiselle A,
Galante amante de monsieur B.
Ils s'aimaient, ça, tout le monde le C,
Bref, ils ne se contentaient pas de jouer aux D.
Mais pour la coquinerie, tout le monde n'était pas comme E.
Ils fornicaient avec un grand F
Elle, elle adore qu'il lui titille le point G.
Ou quand sa queue la fend en deux, telle une H,
Jusqu'à ce qu'elle dise ouiiiiiiiiI
Jamais en reste, mademoiselle A J.
Seulement, je ne sais pas si c'est votre K
Mais l'orgasme lui donne des L
Alors pour montrer à B qu'elle l'M
Elle dépose un doux baiser juste au pli de l'N
Elle remonte un peu plus O
Monsieur B demande une trève, mais elle ne le laisse pas en P
Mademoiselle A continue et pose ses mains sur le joli Q
Où sa langue, gourmande, R,
Tournoie dans une onde sensuelle, une arabesque de tendres S
Arrive enfin l'instant T!
Mademoiselle A se dit qu'elle l'avait bien U
Ma chérie, lui dit son amant. Je V...
Oui, il a éjaculé en hurlant un phénoménal :woooooW!
Pas besoin d'être une star du X
Personne ne le n'Y
Pour prendre son pied, mais c'est bien qu'on vous Z
Alors si vous le voulez apprendre le B.A-BA
Relisez bien cet alpha B
Et surtout pratiquez, on le dira jamais AC!

29.01.2007

Assumer = Assurer?


"Il faut toujours assumer!" Son beau regard vert et pénétrant était tout aussi limpide, calme et clair que son analyse. Je la revois dans son fauteuil, exécutant un souple mouvement du poignet pour écraser son mégot dans le cendrier. On a souvent ce genre de conversations elle et moi. Et la plupart du temps, pour ne pas dire toujours, nous sommes d'accord. Trouver l'équilibre de sa vie, assumer son corps, ses idées, ses envies, ce que l'on est profondément, et ce, jusqu'à nos complexes ; voilà des thèmes qui nous sont chers. Qui pense que les femmes parlent chiffons et bons hommes sera déçu de me lire. Je n'aimerais pas passer cependant pour une hypocrite, et je vous rassure, le chapitre "hommes", objet de nos délices comme de nos tourments (c'est le mot poétique qui équivaut chez moi à ce que d'aucuns appellent "prise de tête"), n'est cependant pas exclu ; mais je me ne dirai rien sur le sujet, quitte à attiser les curiosités...

 Evidemment, elle a entièrement raison cette femme remarquable dont la présence me ravit. Je pense rigoureusement la même chose qu'elle : assumer, c'est bel et bien l'essentiel! Est-ce à dire que l'on ne doit faire que l'on pourrait regretter? Et bien non ma bonne dame, sinon ça serait trop facile et puis ça se saurait si on était raisonnables. Si nous ne devions assumer que des choses plaisantes ou dont nous sommes parfaitement fiers, il n'y aurait pas de quoi pavoiser! Et là, d'affirmer avec le vieil adage, qu'à vaincre sans péril.... Vous connaissez la suite!  Bref, j'assume par choix ; oui franchement, je préfère. J'ai du mal à supporter les gens qui, justement, n'assument pas. Ce n'est pas leur faute, jamais! C'est plus facile de se poser en victime et de faire porter le poids des responsabilités sur... les Autres. "L'enfer c'est les autres", c'est bien connu! Je caricature? Certes, je ne le nie pas. Il est vrai qu'il existe bien plus subtil que cela. Il y a ceux, qui, sciemment, posent des actes dont les issues seront forcément néfastes. Cela pour plusieurs raisons. On peut faire une connerie en se laissant attendrir par les sentiments, ou en n'écoutant que son bon plaisir (jouir de l'éphémère, être heureux sur le court terme), ou encore pour avoir la jouissance masochiste d'en souffrir après etc...  À la décharge de tous et toutes (dont moi bien sûr, même si je ne suis pas maso), disons que nous sommes pris dans des tiraillements, des interrogations nettement plus complexes qu'ils n'y paraissent. Rejeter la faute sur l'autre c'est non seulement se dédouaner de toute responsabilité, mais ça peut avoir une fonction apotropaïque, comme pour chasser le mauvais oeil. Est-ce une attitude adulte? Je ne le crois pas, mais comme le disent les "relativistes mous", c'est humain. Ne croyez pas que je sois cynique en disant cela. Moi-même je me protège parfois de cette manière-là. Mais je l'évite comme la peste car je n'aimerais pas  redevenir la petite fille qui après avoir fait une bêtise, dit haut et fort :"ce n'est pas moi" ou, dans le meilleur des cas, "je ne l'ai pas fait exprès".

Pas facile donc d'assumer, mais on peut s'en approcher de près.


En revanche, assurer, c'est une autre histoire. Un peu plus épineuse. On assume ce qu'on vit, on assume ce qu'on subit parfois aussi. Est-ce qu'on assure toujours? Je ne le crois pas. Autrement aurait-on vraiment besoin d'assumer, de prendre en charge (intellectuelle, émotionnelle, affective) la part de ce qu'on n'a pas réussi (sur l'instant) à assurer?   Et oui, dans les relations humaines, il n'y a jamais d'assurance tous risques. Il y a les alpinistes prudents qui comme moi ne grimpent jamais sans leur matériel (mais vous me direz une corde peut casser...), il y a les inconscients ou les téméraires qui grimpent à mains nues sans la moindre sécurité, et enfin il y a les timorés qui se contentent de regarder les autres suer sang et eau. Néanmoins, si l'on parcourait toujours les entiers battus et rebattus avec l'assurance de ne pas se planter, la vie aurait-elle autant de sel?  On assure ses meubles, sa maison, sa voiture, le côté matériel du quotidien. Pour le reste, il faut prendre quelques risques, et l'aventure, parfois, ne manque pas de charme.

27.01.2007

Doux vertige

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Des perles de plaisir nacrées affleurent de la chair rosie et tendre,
La conque de Vénus attend un visiteur.
La jeune fille joue avec les pétales de l'orchidée rouge,
Ses doigts s'affairent sur les nymphes entrebâillées.
Des lèvres vermeilles titillées avec ardeur,
S'échappent peu à peu une enivrante liqueur .
La bouche de la demoiselle soupire d'aise,
Tandis qu'une main vient lutiner ses roses tétons.
Volupté du moment où la chair s'amollit,
Exquise douceur quand la femme gémit.
La jeune femme aux seins nus,
Et à la peau d'albatre,
Languit!
Son corps a la fièvre,
Son amant vit en elle.
Quand les caresses de la belle portent leur fruit,
La femme sent tout contre elle,
Un corps d'homme viril et empressé!
On ne saurait distinguer dans ses liaisons charnelles,
Qui est le mâle et qui est la femelle.
A la lueur d'une chandelle,
L'amour unit deux désirs qui s'appellent.