30.06.2007
Ceux qui m'aiment...
Et maintenant que vais-je faire? Mon rapport de stage a suffisamment noirci les pages de mon cahier à spirales, ma pause-déjeuner a déjà été utilisée et je n'ai pas le coeur ni l'esprit à lire, et encore moins à pleurer... Je suis tout simplement fatiguée. Alors je ne tarde guère à caler ma tête, et poser mes bras sur les accoudoirs. Je ferme les yeux... Et j'oublie que je suis à bord du TGV 8525 à destination de Paris.
C'est bien la première fois que ça m'arrive d'ailleurs. Car habituellement -il est vrai que mes trajets sont plutôt courts- je n'arrive absolument pas à dormir dans le train. Et puis quand on ferme les yeux, d'une certaine façon, on s'abandonne et par là même on est vulnérable.
Aujourd'hui, je ne peux faire autrement. Je m'assoupis. Mais très vite, je me sens observée. Ce n'est qu'une impression, tout ce qu'il y a de plus irrationnel. Et pourtant quand j'entrouvre les yeux, je croise ceux de l'homme qui me fixe. Et si on jouait à cache-cache? Je ferme les yeux puis je les rouvre lentement... Comme si je ne trouvais pas le sommeil, comme si j'entendais mon portable sonner, comme si je voulais voir si j'étais toujours observée. C'est un jeu muet et mon partenaire du moment semble en avoir compris les règles. D'ailleurs, croyez-vous qu'il paraît troublé, gêné? Pas du tout. Il affiche même un petit sourire satisfait, comme s'il croyait emportait la mise de notre tacite pari.
Au fur et à mesure, mon oeil se fait plus précis. Le sien aussi sans doute. Son regard ne s'est-il pas perdu dans le galbe de mon modeste corsage?
Quant à lui, il a tout de l'intello trop sage pour être honnête. A croire que la fantaisie érotico-lubrique aime s'abriter derrière de banales lunettes rondes! Inutile de me perdre en descriptions, il ressemble à tous les cadres trentenaires de la Création! Mais par ce regard à la fois simple et naturel, mais dans lequel on décèle malice et volupté, il se détache du reste des ados boutonneux, personnes âgées et autres passagers pour le moins prévisibles.
Au réveil, je ne me suis pas souvenue si j'avais rêvé que j'ouvrais la porte des désirs sur un visage familier. Mais l'inconnu était toujours là, à regarder dans ma direction.
Arrivée à destination, je me presse de rejoindre ma voiture et de récupérer ma valise. La grand-mère et son chien qui tire la langue sont encore toujours à ma place...
La vie reprend son cours. Le voyage s'arrête ici.
Mais je ne peux m'empêcher de penser que ceux qui m'aiment prendront le train...

19:50 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Jeu, Fantaisie, Tranches de vie, Stranger on a train
07.06.2007
Jeux interdits
Pour certains c'est un art, pour d'autres c'est un jeu, d'autres encore en ont fait leur vice.
Moi je n'avais aucune expérience en la matière. J'avais besoin qu'on m'apprenne les règles, qu'on me prenne par la main, qu'on me prenne en main.
Même pour une novice c'est facile à comprendre. Des trous, une queue, des boules. Il faut que ça glisse. Quel choc au premier coup!
Pour ces choses-là il vaut mieux être bien accompagnée que seule. Et bien vite, j'ai trouvé des âmes dévouées pour m'apprendre la technique.
Je me souviens de la première fois. Je me rappelle encore de cet homme taillé comme une armoire. Il avait quelques rides à la commissure des lèvres, ça lui donnait un air désinvolte et sûr de lui. Et je me souviens que ça m'irritait beaucoup. Mais quand il vous regardait, alors c'était différent. Ses yeux étaient francs et ses lèvres sensuelles. Je ne sais pas pourquoi mais il me faisait penser à Paul Newman. Bref, c'est lui que j'avais choisi pour ce moment si spécial. Et je n'ai pas eu à m'en plaindre.
Mon partenaire m'a tout expliqué. Il m'a mise en confiance, Il n'a pas hésité à me guider :
-Mets ta main sur la queue.
-Comme ça? Je le scrutais non sans inquiétude. Mais au passage, j'ai accentué la pression de mes doigts et cette queue, je l'ai pesée, mesurée, jaugée, j'en ai même évalué le diamètre.
-Oui là c'est bien, n'hésite pas à la tenir vigoureusement. Fais-la coulisser... Oui, comme ça c'est bien.
Il m'a montré comment la faire aller et venir. Il s'est même penché sur moi pour me montrer le geste plus précisément. Il s'est saisi de mes mains. Je me suis sentie... troublée. Un peu indisposée aussi à cause de ces volutes de fumées, de cette odeur de tabac froid qui flottait dans la pièce et qui se mêlait au parfum brut de mon doux initiateur.
-A toi maintenant...
Je lui ai montré ce que j'étais capable de faire à partir des rudiments qu'il m'a appris. Quand j'y repense, j'ai bien progressé depuis!
ça ne l'a pas empêché de m'encourager :
-Tu apprends vite.
-Flatteur!
-Mais tu peux varier, changer de position.
Et il n'a pas tardé à joindre le geste à la parole...
Lui naturellement, il s'est bien débrouillé. D'ailleurs, il n'a pas tardé à reprendre la main. Ce type m'impressionnait, c'était un vrai queuetard. Il tirait à tout va, avec une adresse rare.
-Fin de partie ma jolie.
-Ce n'est pas grave Phil, je prendrai ma revanche, maintenant que je touche ma bille, au billard.
08:00 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Jeu, Erotisme, Fantaisie
27.05.2007
Peut-être

08:05 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Façon Marabout Bout de ficelle, Musique, Doris Day, Fantaisie
01.05.2007
Voici le joli moi de mai
J'ai entendu le rossignol chanter,
Qui chantait vraiment Fort gaillardement :
« O fille, prenez-moi donc pour votre amant ! »

08:00 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Mai, ce qu'il me plaît!, Fantaisie
02.03.2007
Qui es-tu Vagant?
Vous en rêviez, Ysé le fait. Je vais tout vous dire sur Vagant ; oui vous avez bien lu j'ai dit TOUT. (Pour commencer, il faut que vous sachiez que la robe maculée de sperme de Monica Lewinsky...c'était lui). Mais chut, n'allez surtout pas le répéter.
Non aujourd'hui je vais vous faire entrer dans la légende.
Mais tout d'abord définissons le Vagant. Selon mes sources Vagant est :
"Vagant : Ga naar: navigatie, zoek
De term vaganten komt van het Latijnse woordje 'vagari', dat rondzwerven betekent, soms werden ze ook wel goliarden genoemd. Een vagant was een grappenmaker, student, clericus, zanger, dichter en zwierf meestal in een groep rond. Ze waren vrijgevochten en leidden een losbandig leven." (cf Wikipédia)"... [ Euh, traduction please! ]
On peut donc raisonnablement en conclure que Vagant est un nordique, polyglotte, de toute évidence...
Mais nous en avons trouvé une autre définition sur le site de l'Institut National Géographique :
Vagant : Adj. Se dit, ou se disait, de celui qui erre sans attaches précises. Le terme me paraît souhaitable à réintroduire pour relayer ou préciser celui de touriste, qui désignait initialement celui qui voyage pour son loisir sans s'arrêter durablement nulle part, et dont le sens a peu à peu glissé, pour recouvrir maintenant toute personne qui se livre à des activités de loisir. Le touriste vagant sera alors celui qui erre sans attaches, par opposition aux résidents secondaires ou aux gens séjournant en hôtel.
C'est dire si Vagant sait se trouver là où on ne l'attend pas... En conclure ceci, Vagant est un globe-trotter. Et songeons un instant qu'il y a des globes de toute sorte, pas besoin de vous faire un des seins.
Au fil de mes nombreuses recherches dans les archives et au prix de nombreuses filatures et investigations j'en suis arrivée à la certitude suivante. Vagant est un chanteur de charme. Bon, je vous l'accorde, il n'a pas encore réussi à percer en France, mais en Hollande il a son petit succès. En tout cas, vous pourrez retrouver ses chansons sur Lacoccinelle.net

Pas mal la pochette du disque non? Bon, c'est vrai il peut mieux faire cependant, mais l'essentiel c'est le contenu, la zique!
Tiens d'ailleurs ça me fait penser que j'ai été émue en parcourant des yeux les partitions orginales écrites de la main de l'artiste extra-Vagant.
Y a pas à dire, c'est beau le néerlandais...
Ah vous ne savez pas le parler? Pourtant, je vous assure, c'est facile à comprendre.
Bon je vous ai quand même ajouté la transcription ci-dessous ; ma bonté me perdra.Het Is een nacht
Je vraagt of ik zin heb in sigaret
Het is twee uur 's nachts, we liggen op bed
In een hotel in een stad, waar niemand ons hoort
Waar niemand ons kent en niemand ons stoort
Op de vloer ligt een lege fles wijn
En kledingstukken die van jou of mij kunnen zijn
Een schemering, de radio zacht en deze nacht heeft alles
Wat ik van een nacht verwacht
Het is een nacht, die je normaal alleen in films ziet
Het is een nacht, die wordt bezongen in het mooiste lied
Het is een nacht waarvan ik dacht dat ik hem nooit beleven zou
Maar vannacht beleef ik hem met jou
Ik ben nog wakker en staar naar het plafond
En denk aan hoe de dag lang geleden begon
Het zomaar er vandoor gaan met jou
Niet wetend waar de reis eindigen zou
Nu lig ik hier in een wildvreemde stad
En heb ik net de nacht van mijn leven gehad
Maar helaas er komt weer licht door de ramen
Hoewel voor ons de wereld vannacht heeft stilgestaan
Het is een nacht, die je normaal alleen in films ziet
Het is een nacht, die wordt bezongen in het mooiste lied
Maar vannacht beleef ik hem met jou
Maar een lied blijft slechts bij woorden
De film is in scene gezet
Maar deze nacht met jou is levensecht
Het is een nacht, die je normaal alleen in films ziet
Het is een nacht, die wordt bezongen in het mooiste lied
Het is een nacht waarvan ik dacht dat ik hem nooit beleven zou
Maar vannacht beleef ik hem met jou
En ik hou alleen nog maar van jou
En ik hou alleen nog maar van jou
| C'est Une Nuit |
| Tu te demandes si j'ai envie d'une cigarette |
| Il est 2 heures du matin, nous sommes couchés sur le lit |
| Dans un hôtel, dans une ville, où personne ne nous écoute |
| Où personne ne nous connais et personne ne nous dérange |
| Sur le plancher se trouve une bouteille de vin vide |
| Et des vêtements qui peuvent être à toi ou à moi |
| Un crépuscule, la radio mise doucement |
| Et cette nuit a tout ce que j'attends d'une nuit |
|
|
| [Refrain] |
| C'est une nuit qu'on ne voit normalement que dans des films |
| C'est une nuit qui est chantée dans la plus belle des chansons |
| C'est une nuit que je pensais ne jamais vivre |
| Mais cette nuit je la vis avec toi |
| Ohohohoho... |
|
|
| Je suis encore éveillé et je regarde le plafond |
| Et je pense au jour commencé il y a longtemps |
| Faites que ça reste ainsi avec toi |
| Sans savoir où le voyage se terminera |
| Maintenant je me trouve ici dans une ville inconnue |
| Et je viens juste de passer la nuit de ma vie |
| Mais hélas, il rentre à nouveau de la lumière de par les fenêtres |
| Bien que pour nous le monde s'est arrêté cette nuit |
|
|
| [Refrain] |
|
|
| Mais une chanson ne reste que des mots |
| Un film a été mis en scène |
| Mais cette nuit avec toi c'est la vrai vie |
|
|
| [Refrain] |
| Oui aujourd'hui je la vis avec toi |
| Ohohohoho... |
| Et je n'aime que toi |
| Oho, oho... |
| Et je n'aime que toi |
00:40 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Méga délire, Fantaisie, Humour, Vagant
26.02.2007
Blasons : adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré.
DU BEAU TETIN, Clément Marot
Tétin refait, plus blanc qu’un œuf,
Tétin de satin blanc tout neuf,
Tétin qui fais honte à la rose,
Tétin plus beau que nulle chose ;
Tétin dur, non pas Tétin, voire,
Mais petite boule d’ivoire,
Au milieu duquel est assise
Une fraise, ou une cerise,
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gage qu’il est ainsi.
Tétin donc au petit bout rouge,
Tétin qui jamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller.
Tétin gauche, Tétin mignon,
Toujours loin de son compagnon,
Tétin qui portes témoignage
Du demeurant du personnage.
Quand on te voit, il vient à maints
Une envie dedans les mains
De te tâter, de te tenir ;
Mais il se faut bien contenir
D’en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendrait une autre envie.
Ô Tétin ni grand ni petit,
Tétin mûr, Tétin, d’appétit,
Tétin qui nuit et jour criez :
« Mariez moi, tôt mariez ! »
Tétin qui t’enfles, et repousses
Ton gorgerin de deux bons pouces,
À bon droit heureux on dira
Celui qui de lait t’emplira,
Faisant d’un Tétin de pucelle
Tétin de femme entière et belle.

Tetin flac, tetin de drapeau,
Grand' Tetine, longue Tetasse,
Tetin, dois-je dire bezasse ?
Tetin au grand vilain bout noir,
Comme celuy d'un entonnoir,
Tetin, qui brimballe à tous coups
Sans estre esbranlé, ne secoux,
Bien se peult vanter, qui te taste
D'avoir mys la main à la paste.
Tetin grillé, Tetin pendant,
Tetin flestry, Tetin rendant
Vilaine bourbe au lieu de laict,
Le Diable te feit bien si laid :
Tetin pour trippe reputé,
Tetin, ce cuydé-je, emprunté,
Ou desrobé en quelcque sorte
De quelque vieille Chievre morte.
Tetin propre pour en Enfer
Nourrir l'enfant de Lucifer :
Tetin boyau long d'une gaule,
Tetasse à jeter sur l'epaule
Pour faire (tout bien compassé)
Ung chapperon du temps passé ;
Quand on te voyt, il vient à maints
Une envye dedans les mains
De te prendre avec des gants doubles
Pour en donner cinq ou six couples
De soufflets sur le nez de celle
Qui te cache sous son aisselle.
Va, grand vilain Tetin puant,
Tu fourniroys bien en suant
De civettes et de parfums
Pour faire cent mille deffunctz.
Tetin de laydeur despiteuse,
Tetin, dont Nature est honteuse,
Tetin des vilains le plus brave,
Tetin, dont le bout tousjours bave,
Tetin faict de poix et de glus :
Bren ma plume, n'en parlez plus,
Laissez-le là, veintre sainct George,
Vous me feriez rendre ma gorge.
08:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Fantaisie
03.02.2007
Statistiques : faites le cal-cul!
Ce n'est pas pour rire. Ces statistiques sont très sérieuses!
Donc ce samedi 3 février, en l'an de grâce 2007, je regardais mes stats pour savoir quels lecteurs* me lisaient.
*NDLR 1 : C'est-à-dire sans compter Vagant : et Comme une image, qui ont la gentillesse de me laisser quelques petits com'.
NDLR 2 : Attention, je ne dis pas ça pour qu'on m'en laisse plus, qu'on soit bien clair : CECI N'EST PAS UNE ANNONCE. Bref, et j'ai été édifiée en regardant quels mots-clés, tapés sur les moteurs de recherche, donnent accès à mon blog. Vous voyez, à partir de ce moment, la lumière fut, et moi moi je tombais des nues.
Goûtez avec moi ce florilège tout à fait charmant :
| caresse-moi prends-moi : bon ça encore ça va, sauf que mon blog n'est pas une annonce pour un plan cul. | |
| dit lui : ça c'est sans doute la recherche-type des sentimentales qui aimeraient savoir ce Roméo a dit à Juliette après l'avoir caressée et l'avoir prise. Aaaaaaah c'est si bien les mots doux après une bonne baise sauvage! | |
| déshabilles toi et caresses toi : Version sulfureuse du Lève-toi et marche... | |
| images vulve : ne cherchez pas les amis, on vous a mal renseigné. Les photos pornos gratuites, ce n'est pas ici, circulez y a rien à voir! | |
| voyeur : ça c'est la spéciale dédicace à CUI , donc si vous êtes voyeur, s'adresser à lui, merci ! ;-) | |
| écarte ta vulve : dans la lignée de "lève la jambe", "ouvre la bouche", "tire la langue" et "tape du pied"... C'est aussi la phrase préférée des gynécos! grosse vulve bien mouiller : ça se passe de commentaires, sauf à souligner l'énOrme faute d'accord... Je pourrais développer aussi sur fente humide, m'empale et cuisses écartées, cuisses chaudes, suce mes fesses, aspirer mon jus, mais à ce stade de la démonstration, je ne vais pas vous faire un dessin!
Alors que les sondages (enfin les miens) me paraissaient plutôt positifs, je me suis prise une monumentale claque. J'aurais dû me souvenir d'Icare, bon sang de bois! J'attendais donc les résultats avec l'impatience fiévreuse qui risque de faire couler le fond de teint des candidats à la présenditielle (oups je m'égare) quand le verdict est tombé. Mon blog manque cruellement de vocabulaire. Je suis loin de la poésie fleurie chère à Ronsard. Aussi je m'empresse de palier ce manque. Désormais vous pourrez accéder à ce blog en tapant : bite en rut, couille croisée de playtex, cul flasque, branlette à la carbonara, enculade à l'anchois.... J'en oublie certainement. Alors s'il vous en reste au fond de votre boîte de Pandore, n'hésitez pas à me le faire savoir. J'espère pouvoir ainsi combler mes regrettables laculnes.
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19:20 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Fantaisie
02.02.2007
La première fois
La première fois... ![]()
Ce sont d'abord ses mains qui vont me déshabiller,
Des mots doux et tendres pour me rassurer.
Puis nos corps qui vont s'embraser,
Nos haleines se mêler, nos regards se croiser.
Corps qui se frôlent
Silencieuse découverte,
Merveille et bonheur du toucher,
J'en ai tellement envie.
Et lui aussi, il est si dur,
Je le sens contre moi,
Il m'aide à dessiner son corps,
Mes doigts, ma bouche partent à l'aventure.
Sa peau je la déguste,
M'enivrant de son parfum.
Des frissons, des murmures,
Des effleurements de moins en moins timides.
Tous deux nus!
Notre découverte se poursuit...
Nous avons des trésors,
Faits pour s'accorder...
Richesse de nos sens,
Secrets de mon corps enfin dévoilés...
Rondeur de ma hanche, douceur de ma poitrine,
Il m'apprend le solfège de l'amour charnel,
Il est si sensuel
Il boit à ma source,
Je m'abreuve à la sienne,
Nous sommes deux calices
Emplis d'un nectar divin.
Eveil, désir...
Halètements,
Gémissements,
Caresses brûlantes,
Etreintes sans fin...
Tout cela est exquis
C'est si nouveau, inouï...
Et soudain, la blessure,
Cette ineffable déchirure.
Aimer fait mal,
Mais le plaisir est si fort,
Que les coups de l'aimant
Arrachent sans effort
Des cris de jouissance,
Avec tendresse et puissance.
Le miel et le lait coulent d'abondance
Et vient l'ultime délivrance!
Qui fait trembler les âmes et palpiter les corps...
Au fond c'est un peu à chaque fois
La toute première fois....
09:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Fantaisie
01.02.2007
Noir et blanc
Noir et Blanc : ça vous inspire quoi?
Deux couleurs qui n'en sont pas.
Le sucre blanc dans le café noir au p'tit déj'
Le sourire de Louis Armstrong
Les facéties de Malévitch
La sensualité de Lucien Clergue
Les airs de Rachmaninov
Audrey Hepburn dans My Fair Lady
Les jeux de société
Les dessous chics
Les missives écrites noir sur blanc
Le mélange et les nuances
La palette des possibilités
Une part de vérité
Entre gris clair et gris foncé
Ne vous en faites pas,
Malgré tout, je n'ai pas d'idées noires
La preuve :
Tous en choeur, reprenons des couleurs...
17:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Fantaisie
31.01.2007
L'alphabet coquin
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![]() C'est l'histoire de mademoiselle A, Galante amante de monsieur B. Ils s'aimaient, ça, tout le monde le C, Bref, ils ne se contentaient pas de jouer aux D. Mais pour la coquinerie, tout le monde n'était pas comme E. Ils fornicaient avec un grand F Elle, elle adore qu'il lui titille le point G. Ou quand sa queue la fend en deux, telle une H, Jusqu'à ce qu'elle dise ouiiiiiiiiI Jamais en reste, mademoiselle A J. Seulement, je ne sais pas si c'est votre K Mais l'orgasme lui donne des L Alors pour montrer à B qu'elle l'M Elle dépose un doux baiser juste au pli de l'N Elle remonte un peu plus O Monsieur B demande une trève, mais elle ne le laisse pas en P Mademoiselle A continue et pose ses mains sur le joli Q Où sa langue, gourmande, R, Tournoie dans une onde sensuelle, une arabesque de tendres S Arrive enfin l'instant T! Mademoiselle A se dit qu'elle l'avait bien U Ma chérie, lui dit son amant. Je V... Oui, il a éjaculé en hurlant un phénoménal :woooooW! Pas besoin d'être une star du X Personne ne le n'Y Pour prendre son pied, mais c'est bien qu'on vous Z Alors si vous le voulez apprendre le B.A-BA Relisez bien cet alpha B Et surtout pratiquez, on le dira jamais AC! |
16:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Fantaisie, Erotisme









