21.06.2007

I did it!

Cela fait quelques temps déjà que j'étais tentée. Mais jusqu'à présent je n'avais pas osé franchir le pas. On a toujours des réticences ou des a priori. Alors on hésite. Et puis mieux vaut être accompagnée. Quand on ne connaît pas, on ne sait pas comment ça peut se passer, et surtout c'est un peu risqué. On peut être déçue, ça peut ne pas nous plaire etc...
Vous souriez, chers lecteurs, cela vous rappelle sans doute quelque chose. Pourtant vous n'y êtes pas, mais alors pas du tout.
Point ici d'aventures libertines dont vous pourriez vous repaître. Dommage, dites-vous? Pour ma part, je vous réponds : no comment.
 

Ce n'est donc pas la porte d'un haut lieu coquin de la capitale que j'ai poussée, mais bel et bien celle... d'un restaurant japonais.
 

Si on n'en connait pas l'adresse, il n'est pas facile à trouver ce restaurant si discret qui  se niche au 9 de la rue Sainte-Anne. A l'intérieur, on est frappé par la simplicité des lieux, la propreté et le soin apporté à la présentation des plats. Pas d'imposture ici. Nous sommes dans un vrai restaurant japonais. Serveurs, clients et plats, tout ici semble typique.

Comme je ne connais pas la cuisine nipponne, je me laisse aller aux suggestions.
-Tu devrais prendre des Tempura (ndlr :prononcer Taimepoula) et des Sobas froids ; ce sont des pâtes au sarrazin...
 
Ce sont des plats traditionnels, m'a-t-on dit et comme j'étais en quête d'authenticité, j'ai passé ma commande en toute confiance.
Après avoir bu quelques gorgées de thé vert ou de bière (Sapporo en l'occurrence), j'ai grignotté ces délicieux beignets de crevettes, ainsi que ces nouilles froides que l'on doit tremper dans une sauce, tout en piquant de temps à autres quelques Sashimis dans l'assiette de mon vis-à-vis.
Mes papilles gustatives ne se sont pas encore remises de cette découverte gastrononomique. C'était -s'il fallait un mot pour le dire- tout simplement : dé-li-cieux! 
 
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Mais dans toute cette affaire, il y avait tout de même une opération délicate. Pour se sustenter, et a fortiori, se tenter, encore fallait-il avoir l'art et la manière de tenir les baguettes. C'est marrant quand on apprend des gestes qui ne nous sont pas familiers combien on a l'impression de retomber en enfance. Cela nous renvoie au temps où l'on peinait à faire ses lacets et à ne pas tomber de son vélo. Et donc je m'évertuais à tenir les baguettes de sorte à ce qu'elles soient le prolongement de mes doigts (démonstration en image). Pas facile, je peinais, je m'aidais de l'autre main. Je me sentais gauche... Pour une  droitière, quelle ironie! Je regardais autour de moi tous ces gens pour qui cela ne semblait pas être un problème. Et je m'apprêtais à demander à voix basse un couteau et une fourchette, quand ma patience et les conseils de mon acolyte payèrent. Et j'arrivais tant bien que mal à attraper ces succulents mets. Chose que je considère comme un miracle, j'ai même réussi à manger les nouilles comme les japonais en personne c'est-à-dire en portant le bol près de la bouche et en les aspirant! Ce n'est peut-être pas glamour -j'en conviens- mais quand c'est bon, qu'importe les moyens, pourvu qu'on ait la faim!