15.12.2007

Cul-ture

    Me voilà prête à partir en week-end, loin de Paris... Aussi n'ai-je pas le temps de vous livrer une note excessivement longue. Quelques notes attendent bien au chaud, mais ce sera pour plus tard.
    Aujourd'hui, j'aimerais vous faire découvrir des vidéos amusantes. La culture du cul, cela a souvent le mérite de divertir, plaire ou faire rire. Et, de la blague gauloise à la réflexion coquine, ça se propage, ça se répand dans notre entourage. C'est d'ailleurs une amie qui m'a montrée ces vidéos que je me propose ici de vous faire partager. Amis de la poésie et de la musique, ces clips sont pour vous.
Just enjoy !
 
 
 
 
 
 

24.11.2007

Joujoux, bijoux... poux

Dites-moi que je ne suis pas la seule... Un peu de compassion, je vous prie, messieurs dames, allez-y à vot' bon coeur !

Je vis une période IN-FER-NA-LE ! Pas vous ?

Bientôt Noël, les chocolats, le foie gras, les indigestions, les repas de famille interminables, les illuminations et... les Cadeaux ! 

Voilà ce qui m'inquiète, ce qui m'irrite, me chatouille et me gratouille : les cadeaux. Cela dit, je n'ai pas besoin d'attendre Noël pour que ce sujet épineux me trotte dans la tête. Anniversaires, fêtes, simple invitation me renvoient toujours à la même question : amènerai-je, le cadeau, le bon, celui qui fait plaisir, celui qui s'adapte à la personne et à l'occasion ?

Il y a bien quelques recettes. Mais elle se révélent, la plupart du temps, nettement foireuses.

"-Tu n'as qu'à faire ce que tu aimerais qu'on te fasse!", disent les conseilleurs, qui ne seront définitivement jamais, les payeurs !  Et d'une, cette méthode m'emmerde, parce que moi, la plupart du temps on ne me fait pas ce que j'aimerais pour la bonne et simple raison que je suis née quand tout le monde est en vacances et se dore au soleil. Et deuxièmement, est-ce que la prude Mélanie aimerait recevoir un sex-toy hi-tech, est-ce que Violaine aimerait se retrouver avec un nécessaire de maquillage dont elle ne saurait que faire, est-ce qu'Emilie ne serait pas incommodée par un parfum capiteux qui la ferait éternuer ?

Et encore, pour les filles ou les femmes, je me trompe rarement en choisissant un cadeau. Soit parce que je connais les goûts de la personne, soit parce que l'on s'y met à plusieurs pour faire un cadeau inédit et qui, à coup sûr, fera son effet. Et encore, cette règle n'est pas absolue. Je me souviens qu'avec des amies, nous avions failli offrir un sublîme service à thé à Caroline, grande amatrice de ce breuvage. Et, heureusement, que le hasard a joué en notre faveur et que nous nous y sommes prises un peu en retard... Sans cela, elle se serait retrouvée avec deux services, l'un pour emmerder l'autre, à moins qu'elle n'en casse un et auquel cas, elle en aurait eu un en remplacement !

La famille, c'est autre chose. Avec elle, je réussis mon affaire à tous les coups.

Mais je manque cruellement de goût, discernement ou tout simplement d'idées, en ce qui concerne la gent masculine !  Qui a dit que les hommes sont simples ? Une certaine pub pour un fabricant de vêtements pour homme se fait le relais de ce cliché : Les hommes ne demandent pas la lune ! Et si j'avais envie, à défaut de lune, de décrocher les étoiles ?  J'aime penser que le personne pensera un peu à moi en utilisant son cadeau, ou tout au moins, que ce sera pour elle, quelque chose qui dure. Certes, il y a des cadeaux purement contemplatifs : un tableau, un objet de déco ; mais mieux vaut être assuré que ces présents-là ne prendront pas la poussière, ou pire, encombreront un osbcur cagibi, à moins de faire partie du musée des horreurs. Imaginez la visite de la maison ou l'appartement qui se terminerait par ceci :

-"Ah, oui cette chose affreuse, c'est truc qui me l'a offerte pour ma pendaison de crémaillère !" ; et tout cela suivi du rire sonore des invités.

Bon, je caricature, mais parfois, je me dis que je jouis de malchance, et je vous assure que dans ces cas-là, je ne suis pas au bord de l'extase, loin de là !

Offrez un beau pull de laine, bien chaud pour l'hiver, et vous tomberez sur la personne qui est allergique à cette matière ! Offrez un livre encensée par la critique pour que l'ami qui va le lire s'endorme dessus ! Offrez des fleurs ; c'est périssable !

Alors, vous vous réfugiez derrière les intentions, en pensant que l'enfer en est pavé. Et offrez finalement votre plus beau sourire et pourquoi pas quelques baisers pour l'accompagner ? 

 

21.11.2007

Madame Météo

f0f888f0c71143a042147f93ea7124d5.jpg

 

Pas de tempête à bord du Batofar, mais quelques remous et beaucoup de swing.

Le soleil irradie les vitrines, et les yeux des enfants s'illuminent du côté des grands magasins.

Nuit fraîche mais magique sur le toit des Galeries La Fayette d'où Paris brille de mille feux. 

On nous signale des nuages au-dessus des transports en commun mais des CRS bleus chargeront se chargeront de les dissiper.

Temps morose avec de la grisaille et une épaisse brume pour les sans-logis ; ciel bleu et quelques bulles, celles d'un champagne qui pétille dans le verre des porteurs de fourrure.

Attention aux glissades, il y aura un peu voire beaucoup de gel sur les salaires et sur les capotes made in Elysées.

Toujours une forte dépression dans le métro, gare aux bouffées de chaleur. 

Une fois la bise venue, soyez généreux et faites-en une à ceux qui vous entourent.

Sous la couette chaleur torride : Mars entre en Vénus.

Demain nous fêterons les Cécile (j'en connais un qui va être content) et les étoiles brilleront pour tout le monde.

 

24.10.2007

La Belle époque(ue)

    Google image nous réserve parfois de drôles de surprises. Aussi n'ai-je pas résisté au plaisir de vous montrer le résultat d'une recherche qui n'avait rien à voir avec le sujet.

ef6a8b04972275a8f6a673a0c37ec5de.jpg

 

    Pas besoin de vous faire un dessin et puis vous savez bien que photographie et pornographique ont en commun la racine grecque "graphein" qui signifie écrire, décrire. Or ici, l'image parle d'elle-même.

    Certes, ça ne paraît pas sulfureux à l'ère du cybersexe et des vidéos X qui traînent un peu partout sur internet. Mais reconnaissez que la pose de cette femme est pour le moins cavalière. Regardez comme elle a fière allure et avec quelle grâce elle chevauche sa monture ! Si vous faites abstraction des poils sous les aisselles, vous trouverez aussi que cette image avait de quoi exciter les fétichistes amoureux de la cuisse gainée de bas. Le chapeau est plus problématique et, entre nous, je ne sais qu'en penser. Si encore la dame avait la robe et/ou le jupon relevés, l'on pourrait penser à des ébats improvisés en pleine nature. Mais la poseuse est presqu'intégralement nue. Aussi, ce chapeau me semble incongru et l'on dirait de nos jours que c'est le détail qui tue ! Croyez-bien que je ne fais pas la fine bouche et moi qui ai vu l'image dépixellisée, je puis vous dire que la dame n'avait pas misé sur le mauvais cheval...

    Finalement, cette photo volontiers polissonne, pour ne pas dire gauloise (cocorico ! les moustaches du monsieur en frétillent...) nous renvoie à plus d'humilité, nous qui croyons toujours avoir tout inventé. Arrière-grand-papy et arrière-grand-mamie auraient peut-être quelques leçons à nous donner... Si vieillesse pouvait...

 

05.10.2007

Décalage horaire

 

e15a17e4bc02a57cbf8280fc9e0349d9.jpg

 

A vos marques, prêt, partez!

Ça y est, Robert s'est cramponné à mes seins comme à des prises d'escalade. Il n'y a pas à dire, lui des repères, il en a. Top chrono, le voilà parti. Sur la durée, c'est un marathonien mais sur la fin il ressemble plutôt à un sprinteur. Sauf que lui, il se fout d'arriver le premier, il arrive, tout simplement. Oui il y a toujours ce moment où il se cambre un peu plus, où il se raidit en émettant un cri de bête fauve avant lâcher son sperme au fond du préservatif.

Mais voyez-vous mes bonnes dames, les temps ont changé. Avant l'homme se contentait de tirer son coup et de prendre son pied. Maintenant en plus, ces messieurs veulent tirer l'orgueil de nous faire jouïr.

-Tu as joui ?

À chaque fois, je réponds oui. Pour qu'il me laisse tranquille et qu'il cesse de s'acharner dans mon vagin ou dans mon cul.

Mais depuis quelques temps, je prends mes précautions. Je simule ! La respiration haletante, c'est une chose que je maîtrise bien. Dans ma prime jeunesse, j'ai fait un peu de chant et je vous assure, ça aide. Mais ça ne suffit pas. Robert, il aime aussi mon regard de braise. Alors à la moindre occasion je l'en gratifie. Quand il me prend en levrette, de temps à autres je me retourne pour lui montrer que j'aime ou encore quand je lui prodigue une gâterie dont il est si friand, je lève le regard vers son visage rougeaud d'excitation. Et avec une candeur improbable, je lui fais sentir que sa queue est la huitième merveille du monde. Le plus beau, c'est qu'il y croit ! Quand j'avale, j'achève de le convaincre tout en l'achevant lui-même.

Mais mon Robert, rien ne rassure mieux sa virilité que mes cris de chatte en chaleur. D'abord, j'émets de petits cris, ceux qui supplient, ceux qui réclament, ceux qui en veulent. Robert se prend alors pour un vrai Rocco Sifredi. Il pointe alors son dard dare-dare. Puis, je couine un peu pendant l'acte. Je miaule, je hummmme, je grogne de plaisir.

Arrive le moment où j'en ai marre... Je pousse alors le cri d'alarme :

-Robert, je vais venir ! Oh viens, viens aussi mon lapin !

Et là, histoire de rendre hommage à tous les léporidés de la planète, Robert s'active et me pistonne à grands coups. L'instant fatidique approchant, je me racle la gorge pour arriver à égaler n'importe quelle soprano coloratur. Et je hurle ma jouissance en même temps que mon mâle à bout de souffle, sans plus me soucier que cela des voisins qui tapent contre le mur pour manifester leur mécontentement. Robert a alors juste assez de force pour me souhaiter une bonne nuit. Quant à moi, je vais pouvoir me caresser à mon aise et enfin.... jouïr !

Elle est pas belle la vie ?


(Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite)

 

                                            

Illustration: Joris Van Daele 

24.09.2007

Little boudin

Samedi dernier, après un après-midi dédié au patrimoine, je rentrais chez moi à pied. Je marchais dans les rues qui me sont familières en évitant crottes de chien et chauffards empressés. Et c'est au coin d'un bel immeuble de caractère que j'ai eu un flash. La révélation!
Rassurez-vous, cela n'a rien de commun avec la conversion de Saint-Paul sur le chemin de Damas... Mais pendant un instant je fus frappée, saisie de stupeur ou allez savoir quoi... Au point que je marquai un temps d'arrêt. 
Sur fond de pierres de taille, un mannequin posait. Elle se prêtait aux facéties du photographe qui retouchait sa pose comme il l'aurait fait d'un pantin désarticulé. Ce qui me frappait surtout, c'était de voir, ailleurs que dans les magazines, un mannequin.
Grande, blonde, vêtue d'un pull en laine, d'une veste, de collants et de bottes hivernales...
Je ne parvins pas à distinguer son visage, caché par un large béret. Cette fille ne m'étonnait pas que par sa haute taille, bien au-dessus de la moyenne, mais également par sa silhouette plus que filiforme.
A côté d'elle, j'avais tout de la fille en surcharge pondérale. Elle devait avoir le même poids que moi, mais pour vingt centimètres de plus... Cherchez l'erreur...
Mais au lieu de complexer comme les ados le font en choisissant leur maillot d'été sur les magazines, je me sentais, au contraire, parfaitement bien.
 
Et puis, je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je pensais à des réflexions d'un autre temps. Je me rappelais ceux et celles qui parfois me reprochèrent ma minceur comme une tare inacceptable.
Une culotte de cheval ou de la cellulite peuvent attiser marques de sympathie ou inimitiés, selon que vous en soyez ou non pourvue... Les garçons, quant à eux, sont plus pragmatiques. Ils repèrent une fille là où il y a des nichons.
Me vinrent également à l'esprit  les repas copieux -c'est un euphémisme- dont me régalait ma grand-mère, toujours étonnée et ravie que je fasse honneur à ses plats. Car s'il est vrai que ma grand-mère est un cordon bleu, elle ne conçoit pas en revanche que l'on ne se resserve pas au moins une fois. Il faut dire que sa générosité naturelle a toujours été confortée par l'appétit de son mari. Et quand elle m'invite à manger chez elle, je sais qu'il faut que je succombe à une devise qu'elle aurait pu faire sienne, celle qui veut que l'on préfère le trop au pas assez...
 
Or là, pour une fois, je goûtais l'ivresse d'avoir des formes, la griserie de me découvrir des rondeurs et la liberté de pouvoir déguster un plat sans en concevoir de remords. Je me sentais bien, vivante, bonne vivante même.
 
f111febec930c9e1f7dc3e7cc25cfffb.jpg
 

03.06.2007

C'est foireux!

Vous avez sans doute vu un peu partout dans la capitale et peut-être aussi en province -pour ne fâcher personne- les affiches de Séphora célébrant les mamans sexy. 

Vive les mamans sexy!, tel est le slogan de cette marque de cosmétiques. Vous noterez au passage l'énooooooooooorme faute d'orthographe. Cela mérite quand même d'être souligné. Vivent [sic!!!!!] les publicitaires, qui, en quatre mots, montrent qu'ils ne maîtrisent pas la langue française ;  et ça pour le coup c'est pas sexy!

En ce jour, j'ai donc une pensée pour les mamans sexy, car les autres n'en valent vraiment pas la peine. Chères mamans, si vous n'êtes pas blonde à forte poitrine et que vous ne chevauchez pas un petit cheval de manège (en bois!) dans une robe digne de Marilyn Monroe montrant ses belles gambettes dans Sept ans de réflexion, passez votre chemin, circulez, il n'y a rien à voir! 

08487631fe13f81d482c52458b4666b6.jpg

Vous pouvez vous rhabiller déshabiller, ça ne changera rien! A vrai dire, ça pourrait même être pire. Pas une fleur, pas un bisou, pas un mot gentil, vous n'aurez rien de rien. Mamans porteuses de gaines, de mocassins et chemises amidonnées vous qui discréditez la sexy attitude de la maman belle et rebelle, vous n'avez donc que ce que vous méritez.

Cela me fait penser que dans quelques années, quand je serai grande quand je serai peut-être une maman, j'espère que mes enfants ne m'achèteront pas des cosmétiques.

-Bonne fête maman, tiens voilà le dernier produit révolutionnaire anti-peau d'orange, et aussi la crème anti-rides nouvelle génération! 

-Merci les enfants, il ne fallait pas vous donnez cette peine. Vous avez dû vous ruiner pour votre vieille mère!

Et puis c'est très risqué d'offrir des produits de beauté à une maman qui ne sait pas si elle est sexy. Comment le serait-elle? Elle s'est bien regardée dans la glace, elle ne ressemble pas à la poupée blonde de la pub. Alors forcément elle peut se vexer en ouvrant le paquet cadeau :  -Quoi du parfum? Dis tout de suite que je pue! 

 

Pour que la paix règne dans les familles et  si vous voulez rester en bons termes avec votre mère, je vous conseille plutôt de lui chanter la chanson de Luis Mariano. Même quand on se met à brailler : Maman c'est toi la plus belle du mondeeeeeeeeeeeuh!, pas une mère ne résiste à cette maladroite mais si touchante déclaration. Comme quoi, parfois, c'est sexy le karaoké! 

29.05.2007

A tout crin

Mais qu'est-ce que je fais là?

Certes, je le sais très bien. Je ne supporte plus ces cheveux qui tombent sur ma nuque et cette coupe qui ne ressemble plus à rien. A peine ai-je franchi le seuil du salon de coiffure que me voilà jetée dans cette ruche où les abeilles se pressent vers des ciseaux, des bigoudis, des peignes, des séchoirs et autres objets ayant pour vertu de civiliser le cheveu.

Quelle organisation, j'en suis ébahie. En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, mon manteau est pendu à un ceintre, mon sac est enfermé dans un placard, je suis revêtue d'un affreux peignoir fluo et la coiffeuse qui me presse de répondre à son interrogation: "-Alors on fait quoi?".

J'aime bien le "on" qui est toujours aussi con que quand, dans ma plus tendre enfance, la maîtresse nous répétait qu'il valait mieux employer le "nous". Ce sera comme d'habitude. Sauf que cette habitude là, les coiffeuses ne le comprennent pas toutes de la même manière.

Mais, la dure réalité m'enlève aux inutiles pensées auxquelles je tentais, vainement, de m'aggriper. C'est parti pour le premier round. La coiffeuse m'arrache la tête.

-C'est pas trop chaud?
-Moi : Non c'est plutôt froid.

J'aurais mieux fait de me taire. Maintenant, elle m'ébouillante. Et vas-y qu'elle m'entortille les cheveux, qu'elle les malaxe, qu'elle les met sans dessus-dessous. Je ne préfère même pas imaginer la séance de démêlage...

Je suis tombée sur une acharnée. J'ai l'impression qu'elle vide la bouteille de shampoing sur ma tête. Elle voudrait décrasser une pouilleuse qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. Non, pas mes oreilles, elles sont propres, merci. Et mon oeil n'a rien demandé non plus! Pendant ce temps là, je peine à tenir cette position, tête rejetée sur le lavabo. C'est vraiment casse cou cette affaire!

Puis, c'est le moment d'essuyer mes cheveux, pas assez pour inonder le salon de coiffure, mais suffisamment pour que ça coule le long de mon dos et trempe mes vêtements. Sur fond de musique techno, la coiffeuse me coupe les cheveux, à peu près comme je le lui ai demandé. Elle essaie de faire un brin de causette. Je m'en tiens au minimum. Ce n'est pas que je ne suis pas avenante, mais je n'aime guère raconter ma vie. De toute façon, je n'ai pas à m'en faire. A côté de moi, Patricia raconte au gérant qu'elle a payé les yeux de la tête pour aller chercher sa voiture à la fourrière. Le coiffeur en chef est son ami. De sa voix effeminée -on dirait Michel Serrault jouant les Zaza Napoli dans la Cage aux folles- il lui demande :

"-Bon alors mon chou qu'est-ce que je te fais?... Oui mais je t'aurais prévenu, là ta coupe elle va être trop foncé-euh!  Non franchement, ça te va bien le blond, c'est sexy!"

Il n'en faut pas plus à Patricia pour s'en remettre aux mains expertes du coiffeur. 

Moi je ne dis rien. Je ne me regarde même pas dans la glace, mais je m'en sers pour observer ce qui se passe derrière moi. Et là je constate que dans les salons de coiffure il y a toujours une fausse blonde un brin vulgaire, il y a toujours des mamies qui racontent leur vie et qui se font frisoter les trois poils qu'elles ont sur le caillou. Il y a toujours une femme à la crinière somptueuse qui vient juste pour se faire couper les pointes et pour avoir son brushing impeccable... Et il y a toujours cette musique digne des boîtes de nuit et qui commence sérieusement à me taper sur le système.

Ma coiffeuse en est au brushing. Je ressemble alors à un caniche. Ce n'est pas que je sois frisée, mais j'ai des barrettes et des pinces plein la tête. Plus un cheveux ne dépasse, mais ça ne suffit pas à satisfaire la conscience professionnelle de ma coiffeuse qui s'empare aussitôt de la laque. Je ferme les yeux, je n'aimerais pas les perdre dans la bataille. 

Enfin, c'est le moment de vérité. La coiffeuse va chercher son miroir, elle vous montre à quoi vous ressemblez.

"-ça vous va? ça vous plaît?", elle vous dit ça en guettant la moindre de vos mimiques dans la glace. 

J'écourte ces pitreries un brin simiesque.

-"Oui ça va, merci".  

Souvent, on ressort avec une coiffure qui ne nous plaît pas, à moins que ce ne soit la tête qu'il faille changer. 
 
Je n'ai qu'une envie, arriver chez moi et me laver la tête.
 
df9566a7d65e6d7e52f8b861a9fab339.jpg
 
 
Avouez qu'il y a de quoi se mettre en pétard...
 
Non je ne suis pas rabat-joie, je suis juste carrément méchante, jamais contente...

08.04.2007

Hot Stuff


 08h00. J'attrape au vol le métro. Toujours aussi bondée cette ligne 4! Enfin j'arrive tout de même à me faire une place entre la pimpante mamie et le jeune ado frimeur. Je regarde les gens et leurs visages. J'y lis la fatigue, les soucis ou une nuit d'amour agitée, qui sait? Moi-même... Bref, je souris en voyant les images qui défilent dans ma tête. Mais quelque chose ne va pas. Les visages sont impassibles, chacun est dans sa bulle que ce soit par le biais d'un journal, d'un bouquin ou d'un brin de musique. J'écoute quelques morceaux qui me mettent de bonne humeur. Muse chante Starlight suivi de près par Oasis et sa Bettersweet symphony. A Châtelet, deux gamins entrent avec un poste radio. Là je me dis que c'en est finie de ma tranquilité. Je vais devoir supporter du rap ou au mieux de la techno... Ces gosses se donnent en spectacle pour attirer l'attention et gagner quelques sous, c'est évident. Alors je ne sais pas ce qui me prends mais je me décide à aller leur parler. Deux minutes plus tard, je réponds au "tope-là" d'un des deux mômes et le tour est joué. Le petit black prend mon mp3 et le fixe à sa chaîne. "-C'est la numéro 27". Le blondinet me fait un clin d'oeil. Je prends ma respiration, je pose mon manteau sur un siège et c'est parti. Vas-y Donna, met le paquet! La musique disco envahit la rame. Je commence alors à me déhancher et à bouger. Au son de la musique je traverse la rame tout en dansant. Quand je reviens vers les gamins, je constate qu'ils n'en croient pas leurs yeux. Je leur souris et je prends mon rôle au sérieux. Qu'importe mon jean, je fais un show tel que je leur ai promis. Je balance mes hanches, je roule mes fesses, je vais vibrer mon corps au son de la musique sans me préoccuper des montées et des descentes. Au passage je capte le regard brillant de quelques hommes et celui agacé ou ahuri de quelques femmes. Vient le clou du spectacle, le moment où je m'accroche à la barre. Je ne sais si je ressemble plus aux danseuses du Crazy Horse qu'à Shakira, mais j'ondule bien du bassin. Pour pimenter le tout, j'envoie ma chemise à terre. Je suis plus à l'aise en débardeur. Alors que j'avais le dos tourné, je sens une main glisser quelque chose dans la poche de mon jean. Un autre homme l'imite sans que je ne dise rien. Je les gratifie d'un beau sourire et j'achève ma danse lascive par une pirouette, entourée par mes deux jeunes compères qui enchainent quelques figures de hip-hop. Essouflée mais ravie j'obtiens des applaudissements et des sifflets encourageants. C'est ma plus belle récompense! Je passe tout de même dans les rangs avec la casquette de Tarik. La moisson a été bonne et je la cède bien volontiers à ces deux gosses. Avant de descendre je leur fais la bise. Je voudrais presque leur dire de faire bon usage de cet argent, mais je suis quasi certaine qu'ils s'achèteront un jeu vidéo ou ce genre de bêtise. Mais après tout, si ça leur fait plaisir!

"La défense". C'est la voix pré-enregistrée caractéristique de la ligne 1 qui me réveille. Mon manteau n'est pas boutonné et mon baladeur pulse au son de Donna Summer. Dans la poche arrière de mon jean, je récupère un billet de 5 euros...

medium_jack342_y420.2.jpg

 

Lookin' for some hot stuff baby this evenin'  
I need some hot stuff baby tonight

14.03.2007

Dis-moi qui tu baises...

Loin de moi l'idée de recueillir vos confidences et de savoir avec qui vous partagez votre oreiller, rassurez-vous! 

Je suis juste en proie à quelques éluculbrations comme cela m'arrive souvent. 

Voilà, aujourd'hui j'aimerais vous parler des relations humaines, à connotation fortement sexuelles.  

Comme si je faisais une démonstration philosophique (je ne suis pas douée pour les mathématiques, science trop exacte à mon goût) j'emettrai le postulat suivant. C'est  votre amant(e) voire vos amant(e)s qui vous donnent du prix. 

Ainsi donc, si l'on reconnaît la fortune du propriétaire d'un chien au prix du collier porté par le fidèle animal, sans doute peut-on mesurer la valeur d'une femme à la qualité de son ou ses amants. (J'assume les notions marchandes résolument provocantes de mon discours!).

Je veux bien évidemment parler de la considération et des regards portés sur autrui. Pas besoin de sortir de St-Cyr pour remarquer, en effet, que dans la société actuelle les célibattantes font fuir. D'une part, parce que celles-ci portent parfois leur désespoir en sautoir et essaient de mettre le grappin sur l'amant-époux-géniteur potentiel. Et d'autre part, eu égard à leur situation de famille. La demoiselle a beau être libérée, il n'empêche! Elle reste aux yeux de ses futurs-ex-amants, la femme par qui le désordre peut arriver, la mante pas religieuse qui pourrait bien le sucer jusqu'à la moelle, et pas toujours pour le plus grand plaisir de sa victime. A éviter donc. 

A l'inverse, il y a les femmes qui présentent plus d'intérêt. Déjà, elles ne sont pas seules. Or on connaît l'orgueil masculin. Séduire une femme mariée ou ayant déjà un amant, c'est un thème qui court depuis la nuit des temps. Il suffit de se pencher sur la littérature pour s'en rendre compte. Un Valmont séduira par défi et pour forcer la nature d'une femme se voulant vertueuse, les personnages de Flaubert et autres auteurs du XIXème siècle sont des jeunes hommes qui cherchent à découvrir les joies de l'amour dans les bras d'une femme expérimentée et/ou pour l'arracher à l'ennui d'une vie domestique (pour mieux l'abandonner ensuit, mais ça c'est accessoire). Le thème de l'adultère est un topos en littérature (et sans doute dans la vie aussi). Il est amusant de noter d'ailleurs que toute libérée que se veut, et se pense, notre société, on reste marqué par cette vision post-romantique.

Bref, aujourd'hui encore on reste attaché à l'idée qu'une femme mariée ou ayant un compagnon et/ou un amant régulier (ou officiel, comme on voudra) présente plus d'attrait. Les séducteurs ou ceux qui se veulent tels, peuvent éprouver plus de fierté à se balader au bras d'une femme désirable et désirée par d'autres, preuve que leur charme a opéré. C'est en fait ça au fond, le donjuanisme. Don Juan ne court pas après la baise, non ce qu'il aime avant tout c'est séduire et réduire la femme à son pouvoir (les métaphores militaires qui jalonnent les dialogues de Don Juan sont à cet égard éclairantes). Et il se trouve que dès qu'on a un amant, les propositions affluent. Alors que vous l'aurez remarqué, mesdames (je ne m'autorise pas à parler au nom des messieurs), dès que vous êtes prise (sans mauvais jeu de mots), vous avez l'impression d'attirer les hommes comme des mouches se prenant aux filets de votre string. Quand vous êtes dans une période de célibat, bizarrement, vous n'avez plus le choix, il ne vous reste que l'embarras.

De ces observations rigoureusement scientifiques résultent les interrogations suivantes :

1-Faut-il trouver l'amant idéal qui sera le cocu magnifique (consentant ou non) d'ailleurs)?

2-Que faire quand on est célibataire? Arborer une pancarte du type : "Prête pour plan cul sans tomber amoureuse ; morts de faim s'abstenir"?

3-Ou porter un collier de caniche signé Cartier? 

A vos télécommandes! 

(annonce super discrète : Messieurs, je vous attends sur ma messagerie : dismoiaveckitubèz@hotmail.com)

 

Alors il vous plaît mon nouveau collier?  

medium_z616.jpg

 

Toutes les notes