01.05.2007
Voici le joli moi de mai
Voici le joli mois de mai
Qui est si joli et si gai,
Que toutes les fleurs
Prennent leur couleur,
Mon aimable cœur;
Belle, prenez-moi pour votre serviteur !
Là-haut, sur ces charmants rochers,
J'ai entendu le rossignol chanter,
Qui chantait vraiment Fort gaillardement :
J'ai entendu le rossignol chanter,
Qui chantait vraiment Fort gaillardement :
« Voici le printemps ! »
« O fille, prenez-moi donc pour votre amant ! »
« O fille, prenez-moi donc pour votre amant ! »
Entre la comptine pour enfant et le chant de messe, j'ai préféré cette chanson légère et guillerette. Il est doux de rêver qu'un homme vienne roucouler pareils mots sans qu'il soit saoul, saoul, saoul, sous mon balcon.
Pas besoin de m'apprendre en effet, le requiem pour un con.
Auquel cas, tout mon immeuble serait au courant. Et imaginez un peu, je deviendrais blême.
Vous vous en moquez, ça ne vous poserait aucun problème, mais pour moi vraiment, it's a shame.
Même si c'est pour m'amadouer en jouant sur la corde des sentiments.
Qui disait déjà que le senti ment?
Ou alors il me le dira autrement.
Plus directement, plus hardiment :
Avouez que ce serait flatteur pour moi.
De quoi me faire frissoner d'émois, émois, émois.
Mais je n'oublierai pas Mai, mai, mai, Paris mai
Quitte à ce que je reçoive par e-mail
Un message de Sarko
Qui a eu de mauvais échos
Sur des histoires de pavés ;
Même jetés dans la marre, il les a réprouvés.
En mai c'est sûr je prends de bonnes résolutions.
A commencer par ne plus croire tous les dictons.
Vous avez remarqué, ils sont pleins de contradictions.
Un vieux monsieur édenté m'a soufflé ceci : « Mai pluvieux marie le laboureur et sa fille. »
-Et pourquoi donc, c'est curieux...
-C'est simple ma tit' dame, répond le vieux, « Mai pluvieux, laboureur joyeux. »
Il avait sans doute trop lu les Fables de la Fontaine,
Mironton, mironton mirontaine.
Alors qu'une frileuse mémé portant mitaine m'a confiée :
« Mariages de mai ne fleurissent jamais. »
-M'en fous, suis pas pressée d'me marier.
Elle a ajouté : « Pendant le moi de mai, couvre-toi plus que jamais. »
Non, sans façon, mes col roulés sont au fond du placard désormais...
Sur ma route, j'ai croisé une femme gironde qu'on appelle Marie-Thé :
"-Dites-donc!" qu'elle me fait :« Au moi de mai, manteau jeté. »
Enfin, j'ai croisé un bel homme aux yeux de velours.
Serait-ce pour me séduire qu'il m'a lançée :« Femme de mai plaît toujours.»
Amusée, je susurre : vivement juin,
On se vêtira d'un rien!

08:00 Publié dans Réflexions et pensées | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Mai, ce qu'il me plaît!, Fantaisie








