10.06.2008
T'as un problème ?????

12:04 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : coup de gueule, désaccord et à cris, révolte, blabla de fille pas contente du tout
18.04.2008
Pour les grands...
Confortablement installée au fond de la salle, bien en face de l'écran, je jubilais. Et comment pouvait-il en être autrement ? Le spectacle serait enchanteur : j'étais conquise d'avance, et pour une fois, il n'y avait pas un "grand" devant moi.
A côté de moi la vieille fille à l'allure sévère marmonne à l'encontre d'une amie venue l'accompagner : "Tu verras c'est le seul Disney qui n'est pas pour les enfants". Je ne sais pas comment je me suis retenue de rire.
Fantasia pas pour les enfants ? Quelle blague. Enfant, c'était mon disney préféré, aujourd'hui, ça l'est resté. Les dessins, la musique, tout ça, même à 6 ans ça me parlait et pourtant, je devais me contenter d'une K7 VHS.
Tel Orphée, nous suivons notre guide, un guide bienfaisant qui nous conduira dans le saint des saints ;et ce sera la voix de François Perrier qui présentera les huit séquences musicales interprétées par l'Orchestre de Philadelphie.
Premières mesures, premiers frissons. Sous la baguette de Léopold Stokowski, la musique me prend comme une mer...

Je deviens cette petite fille qui rit quand Mickey joue les apprentis-sorciers, qui reconnaît dans un murmure d'enthousiasme "les tricératops" qu'elle a étudiée en classe, et qui s'émerveille, le temps d'une Symphonie pastorale, pour le monde des dieux de l'Olympe. Je ne sais plus si c'est la musique qui nous redonne une âme d'enfant, ou si c'est son langage qui sait toucher en nous ce que nous avons gardé de l'âge tendre. Pourtant, les choix musicaux et plastiques me surprennent toujours par leur audace : ce sont des images abstraites bien qu'oniriques, qui accompagnent la Toccata et fugue en ré mineur dans son arrangement pour orchestre symphonique écrit par Stokowski, tandis que le choix du Sacre du printemps de Stravinsky, oeuvre décrivant les dissonances de danses tribales rituelles et donc a priori peu abordable à la première écoute, glisse jusque dans nos oreilles avec la plus belle évidence. Stravinski détestait les images que Disney choisit pour illustrer sa musique ; or l'histoire des dinosaures a le mérite de sensibiliser les plus jeunes comme les moins avertis des spectateurs. Casse-noisette ou encore la Ronde des heures de Ponchielli nous entraîne dans l'univers des elfes et des fées puis dans celui d'un ballet comique où autruches, éléphants et hippopotames rivalisent de grâce avec des crocodiles.
Mais dans le monde des enfants, comme dans celui des adultes, il y a toujours un méchant loup. Il peut prendre la forme du démon Chernabog qui a élu domicile sur le Mont chauve, ou d'une peste tout aussi brune, qui en 1940, date de la sortie de Fantasia, faisait rage.
Reste alors à bercer les enfants en leur assurant qu'ils ont fait un mauvais rêve, tandis que les adultes croieront aux miracles, le temps de l'Ave Maria de Schubert, et chanteront dans l'espoir que leur prière sera entendue. Mais ce rêve de paix ne concerne-t-il que le monde à bâtir, celui qui s'ouvre devant nous, ou serait-ce le monde inconnu, celui d'outre-tombe dont nul ne revient ? Qu'importe au fond, du moment que ce monde, soit meilleur ?
Le retour à la réalité me fait l'effet d'une douche froide, les premiers sons qui parviennent à mes oreilles sont ceux d'une sirène de police qui beugle sans fin.
08:30 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : art, expérience
15.12.2007
Cul-ture
11:20 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Humour, François Perusse, 2minutes du peuple, Musique, Inédit?, Censure ?
10.12.2007
De l'autre côté
C'était un jour de novembre...
Juste avant les fêtes, je perdais mon grand oncle.
Il n'y a rien de plus faux que le mot "perdre" quand l'on parle d'un être cher. On perd son porte-feuille, ses clés, et avec un peu de chance, on peut les retrouver. Perdre son oncle, c'est un euphémisme, qui malheureusement, n'atténue en rien la tristesse de la famille. Et cette perte-là est, comme tous les matins du monde, sans retour...
Je sais qu'il avait beaucoup souffert. Je n'ai jamais compris qu'il soit mort d'une chose pour laquelle il n'avait pas été hospitalisé ; ce qui renforçait ce sentiment de grande injustice que l'on éprouve souvent quand disparaissent ceux que l'on aime. C'est étrange à dire, mais ce qu'il avait souffert à l'hôpital m'avait fait plus de peine que d'apprendre sa mort.
Le jour de son enterrement, la famille tenait à ce que je lise le texte du jour. Evangile selon qui ?, je ne le sais plus, et au fond ce n'est pas là l'important.
Je sais seulement que ma voix était la même, que je n'ai pas pleuré, que je suis restée presqu'impassible : je n'ai pas trébuché sur les mots, il n'y a eu ni trémolos, ni mélo... En somme, je faisais une simple lecture à haute voix.
Et puis, j'étais sûre d'une chose : cette caisse en bois qui me faisait face, ce n'était pas mon oncle !
J'étais sans doute la seule à ne pas avoir les yeux rougis, embués de larmes. Etais-je devenue un monstre sans coeur ? Je n'étais même pas submergée par un flot d'émotion. J'étais là et je n'y étais pas. Je me sentais vide.
Au cimetière, je dus rendre à mon oncle un dernier hommage. Il s'agissait d'un texte de Charles Péguy. Je saisis la feuille à deux mains, fermement :
La mort n’est rien.
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas de ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensemble. Prie. Souris. Pense à moi. Prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été. Sans emphase d’aucune sorte et sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle reste ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, Simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je t’attends. Je ne suis pas loin. Juste de l’autre côté du chemin.
Charles Péguy
Et là, j'ai réalisé. J'aurais voulu m'accrocher aux mots du poète et en faire une parole d'évangile. Mais tout au contraire, ce texte plein d'espoir, et peut-être de vaine consolation, fut pour moi le déclencheur. A peine ai-je achevé ma lecture, qu'un flot de larmes traçait son sillon le long de mes joues.
Il n'y aurait plus de rires, plus de discussions sur l'opéra, plus d'anecdotes sur le cinéma, plus de débats sur l'histoire... Je ne l'entendrais plus appeler son chien qui en faisait toujours à sa tête. Je n'entendrais plus vrombir le moteur de sa voiture. Je ne verrais plus ses dents plombées répondre à mes sourires. Et ces airs du Trouvère, du Faust (de Gounod), qu'il nous chantait...
Si seulement l'on pouvait ne jamais regretter de n'avoir pas dit à quelqu'un qu'on l'aime, avant qu'il n'aille de l'autre côté...
Je pense bien à lui, mon oncle.08:00 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Tranches de vie, Souvenir, Amour, Pensées
04.12.2007
Le climax bien tempéré
par Comme une image
La charmante Ysé m’a proposé de participer à blogcrossing (échange inter-burp, en français). Le principe en est simple : je rédige une note qu’elle publie chez elle (celle que vous êtes présentement en train de lire, ami lecteur d’Ysé) et elle rédige une note que je publie simultanément sur Comme une image. Vous la trouverez ici.
Comme nos deux burps traitent (entre autre) de sexualité avec un point de vue féminin et un point de vue masculin, nous avons trouvé intéressant pour que le croisement prenne tout son sel, qu’une femme donne son point de vue sur l’orgasme masculin, et un homme sur l’orgasme féminin.
Je prends donc le risque de présenter ici le fruit de mes observations, de mes expériences, avec toutes les imprécisions dues à ce très parcellaire état des lieux, et plus encore à mon statut de mec étranger au mystère de l’orgasme féminin.
Celles qui ne jouissent pas
Je choisis de commencer cet inventaire en commençant par la femme qui ne jouit pas. Un célèbre dicton moqueur prétend qu’il n’y a pas de femmes frigides, il n’y a que des mauvaises langues. J’assume donc, dans mon parcours, de ne pas avoir toujours su faire jouir mes partenaires, par manque d’adresse, d’écoute ou d’envie.
Il y a eu cette fille avec qui je me suis retrouvé dans son lit visiblement par erreur. Ni elle, ni moi n’avions vraiment l’envie l’un de l’autre. De mon côté, je la trouvais plutôt mignonne, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu d’aventure, et arrivés au deuxième rendez-vous, celui au restaurant dont on attend généralement l’épilogue charnel, quand, une fois le repas terminé, on s’est retrouvé dans ma voiture sans savoir trop quoi faire, on a mollement opté pour aller chez elle. Je vous passe les détails (non, allez, pas celui de son putain de clebs qui venait me lécher le pied tandis que nous étions dans son lit). Disons juste que « je la besognais » dans un classique missionnaire, elle totalement passive, et moi qui m’emmerdais copieusement. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que la donzelle ne jouisse pas (l’orgasme la cueillerait-elle par surprise ?). On ne s’étonnera pas non plus que je l’accompagne au pays de la frigidité. Même si, dans mon parcours, la plupart des femmes qui ne jouissaient pas se trouvaient dans des situations similaires, je dois rapporter le cas atypique de ma toute première maîtresse (pas ma première aventure, mais la première femme avec qui j’entretins une relation adultère durable (trois mois !) . Cette femme était un abime d’érotisme. L’amour avec elle était un jeu, et entre deux matchs, on jouait aussi. Je m’efforçais, débutant que j’étais, de suivre le rythme élevé qu’elle donnait à notre relation, et à chaque rendez-vous avec elle, c’était une explosion sensuelle. Pour moi. Et pour elle, orgasmomètre à zéro. Certes, elle prenait du plaisir dans nos ébats, mais pour une raison que je n’ai pas su cerner, elle ne jouissait pas. Pour me rassurer, elle m’indiqua que ça ne tenait pas qu’à moi, qu’elle avait l’orgasme vraiment très rare. Je la crus, et je suis que plus tard, elle finit par rencontrer un homme qui, par ses caresses et ses baisers, avait su trouver la clef de son plaisir.
Si érotique, attentionné, lubrique qu’on soit, on est toujours le mauvais coup d’un autre.
Celles qui simulent
« Elles simulent toutes ».
« Elles ne simulent jamais avec moi ».
De ces deux propositions, la seconde est probablement la plus fausse. Je ne prétendrai surtout pas ici être capable de reconnaître à coup sûr un orgasme simulé. J’ai parfois l’impression que ma femme exagère un peu ses feulements pour accélérer mon orgasme, ça n’est pas super efficace en particulier parce que je ne suis pas un inconditionnel de l’orgasme simultané. Que j’ai besoin du plaisir de l’autre pour trouver le mien mais que ce partage n’est pas obligé de se faire dans la seconde, la minute, l’heure. Dans le cadre d’une relation suivie (en particulier « dans un couple »), je peux sans gêne accepter de jouir seul un jour si un autre jour elle jouira, c’est seulement quand cet échange n’existe plus que ça devient gênant (son absence d’orgasme fut d’ailleurs une des raisons pour laquelle je décidai de quitter la maîtresse dont je parlais plus haut, de même que j’abandonnai S*** à son triste sort, faisant le constat de mon incapacité à leur offrir du plaisir. Pis, de lui faire mal). À part dans certaines occasions assez spectaculaires dont je parle plus loin, j’ai plutôt tendance à ne pas être trop sûr de l’orgasme de ma partenaire, me risquant même parfois à la terrible question « est-ce que tu as joui ? ». Alors je ne vais pas non plus oser cette question digne du jeu de la vérité : « est-ce que tu as joui, ou est-ce que tu simulais, ou est-ce que je suis totalement à côté de la plaque ? »
(Pour la petite anecdote et même si j’ai déjà eu l’occasion d’en parler et que c’est hors-sujet, il arrive parfois aussi aux hommes de simuler ; il m’arrive moi aussi de râler pour hâter l’orgasme de ma partenaire – particulièrement quand je la sens « près » et moi « loin » –, il m’est également arrivé une fois de simuler l’orgasme quand je faisais l’amour… au téléphone, pratique dont je n’ai jamais été friant.)
Celles qui en tremblent
J’attaque maintenant le chapitre des démonstrations assez spectaculaires d’orgasmes féminins, celles pour lesquels je ne pose pas la terrible question, celle pour laquelle je n’imagine même pas qu’il puisse y avoir simulation (à quoi bon ? et sinon, chapeau !).
J’ai mis au premier rang de celles-ci le tremblement. Parce que je l’ai vécu récemment. Et que ça m’a particulièrement troublé. Particulièrement, parce que la jeune femme à qui c’est arrivé me faisait penser à plus d’un titre à une autre femme que j’ai connue et qui a beaucoup compté pour moi (et qui est encore très présente dans mon cœur) et que cette femme-là, justement était également secouée de tremblements après certains orgasmes particulièrement ravageurs. J’ai parfois des spasmes post-orgasmiques, qui se prolongent parfois une minute environ, mais le tremblement, c’est un cran au dessus. Me croirez-vous si je vous dis que je garde un souvenir bien plus fort, plus intense, plus durable, des orgasmes que j’ai procurés que de ceux que j’ai, moi, éprouvés ?
Celles qui en pleurent
Je compte aussi sur les doigts d’une main les occasions où ça m’est arrivé d’avoir sous mes reins une femme qui pleure au sommet de son plaisir. C’est un moment à la fois intense, troublant, inquiétant, flatteur. « Wahou c’est moi qui lui fais cet effet ?! » En fait, généralement, non, ce n’est pas seulement moi, c’est aussi le contexte. Mon impression, c’est ce que genre d’orgasme lacrymal ne survient que dans des conditions un peu exceptionnelles d’émotion, au sein de l’histoire personnelle de la femme qui ainsi s’abandonne. Tension accumulée, état amoureux, deuil… Je n’ai jamais eu l’orgueil de m’attribuer l’intégralité du mérite de ces orgasmes hors norme, mais j’étais bien content d’y être partie prenante.
Celles qui en crient
À part Meg Ryan dans la fameuse scène de Quand Harry rencontre Sally, je n’ai jamais fait l’amour avec une femme qui se mette à faire trembler les murs sous ses cris de jouissance (en plus, Meg simulait). Je ne dis pas que mes partenaires sont silencieuses, non, il y en a qui gémissent plus ou moins fort. J’ai eu droit une fois à un « oh ! mon dieu » qui a un peu déstabilisé l’athée convaincu que je suis. J’ai écouté de jolis chants de plaisirs, mais jamais de cri qui m’ait percé les tympans. Et vous ?
Celle(s) qui « éjacule(nt) »
Mon intertitre est en semi-singulier parce que je n’ai vécu cette expérience… singulière, pour le moins, qu’avec une seule partenaire. Auparavant, je m’étais toujours demandé si ça existait vraiment, les femmes fontaines. J’avais tendance à penser que oui, mais Saint-Thomas instillait son doute.
Le pluriel toutefois se justifie parce que même si le témoignage que je vous livre est de première main (on ne saurait mieux dire), j’ai recueilli par la suite plusieurs témoignages de seconde main tout à fait fiables (en particulier le tien, petite brune).
Celles qui grimacent
Tout le monde (homme comme femme) grimace plus ou moins en jouissant. La preuve ici (my beautiful agony). Certain(e)s tout de même plus que d'autre et, du coup, il vaut parfois mieux jeter un œil ailleurs, pour ne pas être trop déconcentré (si la grimace est trop vilaine ou trop drôle). Bon, en même temps c'est naturel et émouvant. Oui ? Nan ? Bon ok.
Celles qui s’en mordent les doigts
À mon avis, ça c'est juste un truc pour éviter qu'on ne les voit trop grimacer !

08:00 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : Cui, Pas sage, Erotisme, Blogcrossing, Orgasme féminin
15.11.2007
Instantané

-Tu vas me frustrer. C'est bien aussi. Car moi j'ai joui et pas toi...
J'étais à cheval sur ses cuisses. Les yeux dans les yeux, je branlais sa queue tendue sans me résoudre à le laisser partir sans qu'il ait joui une deuxième fois. Mes caresses appuyées accompagnées de mots langoureux, suaves et chauds, comme en murmure dans l'intimité ont eu raison de sa belle résistance. Et c'est entre mes mains que s'est répandu son sperme onctueux. Cette fois-ci je voyais ses traits transformés par le plaisir et ses lèvres qui s'ouvraient pour laisser s'échapper le cri originel.
De mon côté comment aurais-pu être frustrée ?
A la sortie du restaurant, c'est en pressant le pas que nous allâmes chez moi. Le temps que j'ouvre ma porte, Paul me dévorait de baisers, se collait contre mes reins tout en caressant ma nuque.
Dans la chambre, nos lèvres s'entrechoquèrent, se cherchaient avides de se joindre, se mêler et s'emmêler dans le tourbillon de notre désir.
Je sentais la force de ses étreintes et l'embrasement de nos corps impérieux.
C'est avec tout mon consentement, que Paul me retourna alors. Et à peine fus-je dos à lui qu'il me poussa en direction de la banquette. Sans que j'ai le temps de réagir, je me retrouvai yeux bandés et poings liés, la jupe relevée sur mon cul dénudé dans toute son indécence. J'entendis des zips et des bruits de vêtements qu'on jette à la hâte. Paul était nu et il me fit vite sentir le désir qui enflait entre ses cuisses. Dans le sillon de mes fesses, une grosse queue s'insinuait pour mieux m'exciter.
-Si ton mari te voyait dans cette position, qu'est-ce qu'il dirait à ton avis ?
-Oh non pas ça!
-Si ! Je vais prendre des photos, je les publierai sur internet et je les enverrai à ta famille.
-Non, pas ça, je vous en prie.... Je ferai tout ce que vous voudrez!
-Tout ?
-Oui, répondis-je faiblement.
-Parfait !
Mes lèvres s'entrouvrirent sur le membre qu'on m'introduisit dans la bouche, et elles suçèrent goulûment ce sexe anonyme, si agréable sous le palais et que cet homme m'enfonçait puissamment. J'essayais tant bien que mal de suivre le rythme qu'il m'imposait, de saliver, de le lécher du mieux que je pouvais, même si c'était sous la contrainte et pourtant qui aurait pu dire que je me forçais? Je regrettais seulement de ne pouvoir me servir de mes mains pour lui montrer l'étendue de mes talents. L'homme maintenant frottait son sexe contre ma bouche, comme il l'aurait fait en se branlant avec un oreiller. Il en grognait de plaisir.
Mais cela ne suffisait pas et il se soucia aussi de mon plaisir. Ses doigts s'en allèrent triturer mon bouton et branler mon anus palpitant.
- Jamais mon mari ne m'a touchée à cet endroit là!
- Ah bon ? Tu veux dire qu'une salope de bourgeoise comme toi ne s'est jamais fait enculer ?
- Non...
-Je vais remédier à ça.... Car ça te plairait, n'est-ce pas petite salope ?
-Oui...
Tout en m'empoignant fermement les seins, mon ravisseur avançait sa queue à l'orée de mon petit trou.
-Oui je vais t'enculer bien profondément mais avant, on va jouer.
Il me retourna, releva mes jambes et me lécha la chatte avidement. De temps à autre, il m'embrassait partageant avec moi le goût de ma mouille.
-Comme tu es mouillée ! ça te plaît, hein ?
-Oui, j'aime cette grosse queue. J'aime ce que vous me faites.
A ce moment-là, Paul masturba mon clitoris du bout de son gland.
-Oh je vais venir, je vais jouir sur ta chatte !
Et je sentis, en effet, cette substance chaude et crémeuse se répandre sur moi comme un baume.
Dans la pièce, cela sentait le sexe et le parfum capiteux de nos désirs. Paul défit mes liens, puis il joignit ses lèvres aux miennes et redevint le tendre amant que j'ai suivi les yeux fermés sur le chemin de la volupté.
Illustration : Joris Van Daele
08:20 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Erotisme
18.10.2007
Sing Sing Song 2/2
-Mais tu es sûre que c'est bien dans ce bar?
-En tous cas c'est ce qui est écrit dans le Lylo! me répond Violaine.
-Et si on demandait à cette commerçante?
C'était peine perdue. Car cette femme d'origine asiatique nous a rétorqué dans un français impeccable : -je ne comprends pas ce que vous dites.
Nous nous avançons piteusement vers l'entrée de ce bar qui ne paie pas de mine et qui fait face au restaurant chinois.
-C'est ici qu'il y a un concert ?
Le garçon au comptoir acquiesce et ajoute qu'il nous faudra attendre 30 à 45 minutes.
Il n'y aura pas foule, pensons-nous Violaine et moi, alors que nous nous promenons dans le Marais histoire de faire passer le temps. Derrière Beaubourg, nous nous retenons de craquer pour une glace Amorino et devant la BPI, la vue de ces si nombreux SDF nous coupe toute envie de nous offrir ce petit plaisir.
C'est pour rejoindre le bar perdu dans une impasse coupe-gorge que les choses se compliquent. Quand Violaine indique une direction, je sais qu'il vaut mieux prendre son avis à revers. Mais cette tactique hasardeuse ne suffit pas, aussi n'ai-je pas hésité à sortir mon plan de Paris, ce cher livre rouge auquel aucune impasse -fut-elle miteuse- n'échappe. C'est alors qu'une scène surréaliste s'est produite. Les yeux rivés sur le plan, Violaine et moi ne prêtons pas attention à ce qui se passait autour de nous. C'est pourquoi nous avons sursauté quand ils sont arrivés. Nous ne les avons pas entendu avant que l'un d'eux ne claironne :
-Vous aussi vous allez Impasse L*** ?
-Oui on va au concert.
-Nous aussi, on vous accompagne ?
Sans avoir le temps de répondre, Violaine et moi étions désormais escortées par ces deux cyclistes, qui, pour la bonne cause, sont allés pedibus à ladite impasse.
Contrairement à Violaine, je n'aime guère la fraîcheur vespérale et c'est non sans contentement que j'ai poussé la porte du bar.
Le changement d'ambiance radical nous a aussitôt frappé. Il y avait une population hétéroclite, certes, mais chaleureuse et riante, venue, comme nous, savourer autour d'un verre les accents de la musique Klezmer. Le brouhaha ambiant laisse bientôt place à la reine de la soirée : la musique. Une flûtiste, un clarinettiste et un accordéoniste ont plié bagage et nous nous en sommes allés avec eux. Notre voyage nous a conduit jusqu'en l'Europe centrale et en Europe de l'Est, berceaux de cette musique traditionnelle.
Violaine et moi, sourdes aux compliments et aux tentatives de rapprochement de nos indécollables voisins de table, nous nous laissons aller aux inflexions de l'allègre clarinette. Emportées par ces mélodies festives, Violaine et moi ne réprimons pas l'envie que nous avons de danser. Mais l'exiguité des lieux nous autorise seulement à taper des mains.
Entre deux airs, la flûtiste nous explique l'origine de cette musique, à quelle occasion on la joue : mariages, fiançailles, circoncision... Mais Violaine et moi nous découvrons une tendresse particulière pour une musique douce dédiée aux jeunes filles et aux personnes âgées. La musique Klezmer a cette énergie du désespoir, cette joie mâtinée de nostalgie. C'est une mélopée de la condition humaine. Elle contient toutes les joies et les peines.
Je sais que je ne suis pas la seule à ressentir cela. Quand on entend pareille musique, on a l'impression qu'elle nous parle au plus profond de nous, qu'elle a été écrite pour nous et qu'elle s'adresse à tous. Impossible d'avoir ce sentiment d'appartenance à un pays, une nation, la musique nous transporte au-delà des frontières.
Mais la musique si belle soit-elle ne suffit pas. Rien ne vaut un moment que l'on partage. Ce soir, je le vis avec Violaine. J'aime beaucoup Violaine. Elle est engagée, joyeuse de nature et elle connaît toujours les bons plans. Et puis, toutes les deux nous nous entendons vraiment bien. Quand nous discutons politique, je ne sais pas ce qui pourrait nous arrêter et souvent nous pensons les même choses sans avoir besoin de nous les dire. Et comme si elle disait tout haut ce que je pensais tout bas, Violaine dont le regard d'émeraude a quitté les musiciens pour se tourner vers moi, s'est alors écriée:
-Comment peut-on être raciste ou antisémite quand on entend cela ?
Cela nous semblait d'autant plus impossible que dans le cercle qui s'est formé autour des musiciens, le métissage est au rendez-vous ; et Violaine et moi jubilons.
Le coeur léger, nous nous sommes éclipsées. Nos deux chevaliers servants n'auraient pas pu nous suivre. Ils n'avaient pas compris que pour eux qui espéraient draguer sur fond de musique, nous ne pouvions être que des étrangères.
11:40 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Klezmer, Bar, Amitié, Joie
13.10.2007
Chronique métropolitaine




11:05 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : A Chaud, Note à la con, Pub, Quand Ysé rencontre BG
07.10.2007
Ce rêve bleu

18:30 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : A chaud, Rugby, Nuit blanche, Nuit magique, Nuit de liesse
03.10.2007
Exclusivement féminin
Ainsi donc les deux font la paire, puisque sans l'avoir prémédité au départ, je me suis retrouvée avec sac et chaussures assorties.

12:55 Publié dans Tranches de vie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Blabla de filles, Shopping, Trouver chaussure à mon pied, Shoes choose chosen








